Concert-anniversaire d'ALAIN 19/02/2013 Paris : compte rendu

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Re: Concert-anniversaire d'ALAIN 19/02/2013 Paris : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Dim 24 Fév - 20:29




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(mise en ligne aujourd'hui)

« Compte rendu du concert-anniversaire
d'ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS
le 19 février 2013 à L'ANGORA (Paris) »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :
http://alainchenneviere.fr.gd/Concert_anniversaire-d-h-ALAIN-CHENNEVIERE--k1-et-les-STEVENSONS-k2--le-19-fevrier-2013-a-L-h-ANGORA--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





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ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Mardi 19 février 2013 à L’ANGORA (Paris 11e) :


Ce soir, le toujours jeune sachem doo-wop rock’n’roll gospel hillbilly Alain Chennevière fête une année de plus vers la plénitude et la sagesse. Cet anniversaire se déroule de la façon la plus appréciable et mémorable qui soit lorsqu’on est artiste, ou que l’on est fan de celui-ci : partager en live, à travers un concert, ses propres chansons. Avec, en prime, des reprises improvisées et bien senties.

Le tout dans une ambiance conviviale, simple, remplie de chaleur humaine et sans chichis. Et où toute personne désireuse d’y participer peut venir.

Autour de lui, donc, dans le public, des amis à lui (Jean-William Thoury, Moustique, Tony Marlow, Niki Demiller, Tony Grieco, Laura Mayne, Dan Inger Dos Santos, Shere Khan du groupe Ici Paris et d’autres), sa fille, des appréciateurs sincères de sa musique. Ou encore des personnes intéressées par sa musique, qui souhaitent découvrir son répertoire, comme Enzo Iannuzzi (guitariste de Bijou SVP).

De 21h30 à 23h25, Alain et ses fidèles Stevensons délivrent une prestation affûtée, précise, variée, pleine de vie et d’émotions. Rock'n'roll, country, chanson et hillbilly à la française sont au programme. « Merci d’être là ! J’espère que vous allez passer un bon moment. Pour nous, ça commence bien », déclare-t-il avant de chanter “D’une histoire à l’autre”, “La vieille dame rit”, “En exil” (« Une belle chanson qui m’a été offerte par Hervé Zerrouk et qui ouvrait jusqu’à récemment mes concerts. »)

Comme à son habitude, il plaisante avec les spectateurs sur le fait que ses chansons sont souvent des histoires (vécues) tristes ou mélancoliques (comme sur l’album “Songs Our Daddy Taught Us” des The Everly Brothers, en fait). Par exemple, il présente “L’homme qu’il te faut” de cette manière, avec un ton humoristique : « Une petite chanson d’amour, donc de frustration. Les chansons d’amour sont souvent des chansons de frustration. Dans le genre, celle-ci se pose-là. »

C’est la troisième participation de Raphaël Maillet à un concert des Stevensons (1). Au fil des morceaux, on se rend compte que c’est la première fois qu’il intervient autant avec son violon et sa mandoline. Et ce dans quasiment toutes les chansons. Avec, semble-t-il, pas mal d’improvisations (réussies). Oui, on peut dire que, depuis ce soir, Raphaël fait partie intégrante des Stevensons (y compris s’il n’était pas présent sur certaines futures dates, en raison de son emploi du temps de musicien dans plusieurs formations).

« Une chanson écrite il y a quelques années pour mes grands-parents. Et la vie avance, la roue tourne. Je la chante désormais pour mes parents : “Deux petits vieux”. » Moment bouleversant. Au fur et à mesure qu’il chante ses vers, Alain a les larmes aux yeux, regardant au plafond. Le chagrin emplit sa voix. Chaque spectateur ou spectatrice, troublé(e), ému(e), devine tout de suite ce qu’Alain ressent à ce moment-là.

Au milieu de la chanson, Pascal “Bako” Mikaelian prend la relève avec son harmonica en prolongeant un solo tandis qu’Alain continue à jouer de la guitare. Quelques secondes après, il continue et termine sa chanson, de manière impeccable.

C’est cela, être artiste : ne pas jouer un rôle lorsqu’on est face au public. Ne pas se cacher derrière un personnage. Etre soi-même, tout en ayant de façon innée et naturelle une carrure d’homme (ou de femme) de scène. Pas seulement à travers le look, mais via la prestance, les sensations communiquées aux spectateurs.

« Une autre chanson d’amour et de frustration »,
Alain reprend du poil de la bête avec “À petit feu”. « À propos de petit feu, la température commence à monter sérieusement pour nous avec les projecteurs », dit-il ensuite en enlevant sa longue veste.

Ensuite, séquence rockab’ zboingue'n'zboingue (la contrebasse de Gilles Tournon) et doingue doingue doiiiingue (les guitares de Hubert 06) façon années 1950 revisitées 2012 avec “Novembre décembre janvier” puis “Johnny se cache”. Alain, à propos de ce titre précité :
« Vous y voyez un jeu de mots ou pas — s’il y en a un, il est super drôle. Vous y voyez de l’autobiographie ou pas. Et je dédie cette chanson à monsieur François Guibert. »

Viennent ensuite :

• la ballade mélancolique “Chaque chose est à sa place” (« C’est pas vraiment une nouvelle chanson mais vous allez voir, elle est très émouvante. S’il y a trois ou quatre personnes qui ne verseraient pas quelques larmes en l’écoutant, je ne leur en voudrais pas (sourire). Je regarde sur YouTube des vidéos, Eddie Cochran, Gene Vincent, Elvis, Edith Piaf, même Fernandel, entre nombreux autres. Et régulièrement, je fonds en larmes en les écoutant chanter. Cette chanson, je la dédie aux artistes que j’aime depuis si longtemps et qui me font pleurer. »)

• “Toujours debout” (« Dans quarante-six années, j’aurai 100 ans ! Voici une petite chanson où je remonte le temps »). Un morceau dont Johnny Hallyday aurait pu/pourrait en faire un tube si son “équipe” (de bras cassés) dans sa maison de disques l’avait sélectionné pour l’album “L’attente” (très bien produit mais ne contenant que des chansons sans intérêt). Alain avait adapté aux petits oignons les paroles pour Jean-Philippe Smet.

• “Une décision”, en duo avec l’ex-chanteur des Brats (« Maintenant, un invité. Niki, si tu veux bien venir chanter avec moi “Une décision” ? Niki Demiller, quelqu’un à suivre de très près. Quand vous voyez qu’il est en concert quelque part, allez le voir sur scène. Il fait de la chanson dans un esprit rock. C’est un garçon plein de talent et courageux. »)

Alain le facétieux : « Pendant ce temps-là, sur Facebook, ils sont en train de marquer sur mon “mur” des “joyeux anniversaire !”. Moi, je leur ai laissé un message : je suis à l’ancienne, je ne consulte pas Facebook sur mon téléphone quand je ne suis pas devant mon ordinateur (rires). Voici une chanson que l’on n’a pas joué depuis longtemps, aussi on l’a un peu répété : “L’heure où Cathy téléphone”. »

Puis sont interprétés les morceaux “Aux Lilas”, “Au Louvre”, “Stevenson”. « C’est la première fois qu’ils jouent “Stevenson” de façon aussi aboutie », constatera après le concert Niki Demiller, qui a vu un paquet de fois les Stevensons en live.

En clôture du set central : “Papa reste encore un peu” (« pour une personne présente ce soir au premier rang et qui se reconnaîtra forcément »), dans une version enjouée et délicieuse.

Le rappel : Tony Grieco (journaliste, musicien) vient taper le boeuf, à l’invitation d’Alain. Ce dernier s’adresse alors à Tony Marlow, venu en ami : « Tony, tu veux une guitare aussi ? » Tony M. s’exécute bien volontiers. « Avant qu’on fasse péter la banque, je vous présente les Stevensons : d’abord, Gilles Tournon à la contrebasse. Raphaël Maillet au violon et à la mandoline, il fait partie du groupe Accordzéâm. À l'harmonica, Pascal “Bako” Mikaelian, de la Bako's Family. À l’intendance, aux paroles fluctuantes, on l’appelle “le petit technicien du rock’n’roll”, aux guitares et aux choeurs : Hubert 06. Il se repose le temps du rappel pour laisser la place à Tony Marlow et Tony Grieco. Il se produit régulièrement sous le nom de The Hub et c’est énorme. »

Et c’est parti pour des versions acoustiques rock’n’roll, improvisées, de classiques des fifties. Dans l’ordre : “Don’t Be Cruel”, “Baby Let’s Play House” (Elvis Presley), “No Particular Place To Go”, “Sweet Little Rock’n’Roller” (Chuck Berry).

Briefing rapide hors micro entre Alain, Tony et Tony. « Alors, celle-là, ça fait peut-être vingt ans que je ne l’ai pas chantée (2). Une chanson en hommage à Vince Taylor : “Shakin’ All Over”. » Accent et feeling nickel, impecc’, comme toutes les reprises qu’il chante. On ressent les mêmes sensations que lorsqu’on écoute sur Cédé ou vinyle microsillons la version 1961 dudit Vince.

« Alors je vais inviter quelqu’un sur scène peut-être que ça sera la fin du concert tellement ça va être énorme. Je passe le voir souvent au marché de la place d’Aligre (où Moustique vend des statuettes africaines, ND FG). Moustique avait adapté dans les années 1960 “My Way” d’Eddie Cochran. Moustique, tu veux venir chanter ? »
« À mon âge ? »,
s’étonne le vénérable rocker venu en voisin de la Bastoche, en tant que spectateur.
« Oh, et moi donc, qu’est-ce que je devrais dire ? », plaisante Alain.
« Pour ceux qui ne me connaissent pas, dit sur scène Moustique, j’ai chanté avec Gene Vincent et fait six duos avec Little Richard. Je n’ai eu qu’un seul succès : “Je suis comme ça”. »

Accompagné par les deux Tony aux guitares, les Stevensons, Alain aux choeurs, Moustique chante et improvise brillamment son tube “Je suis comme ça”. En anglais sur le premier couplet, puis en français sur le deuxième couplet et les refrains. Sur ces derniers, il rajoute les mots « la légende du rock’n’roll » et « le fils du rock’n’roll », « rock ! » (« ’n’roll ! », les spectateurs en chœur). Avec la même fougue vocale que l’enregistrement studio original de 1963.

« Yes ! Total respect !, s’exclame Alain. Merci Moustique, à demain place d’Aligre. »

Pour le plus grand régal de toutes les personnes présentes (spectateurs, musiciens), la série oldies but goodies se poursuit avec “Dance To The Bop” (Gene Vincent), “Blueberry Hill” (Fats Domino) et “I’m Going Home”. Alain : « On termine sur Gene Vincent, parce que ça a été ma première émotion rock’n’roll. »

François Guibert

(23 février 2013)


(1) : après les concerts du 23 novembre 2011 aux Trois Baudets et du 11 octobre 2012 sur la péniche Le Marcounet (Paris).

(2) : en fait, Alain l’a chantée au moins lors d’un rappel improvisé au concert de son groupe Rockspell le 14 juin 2008 à La Mécanique Ondulatoire.



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