ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

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ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Mar 4 Déc - 0:21




ALAIN CHAMFORT

sera en concert

(spectacles "ELLES & LUI", avec des invitées pour des duos)

le mercredi 30 janvier 2013 à 20h au GRAND REX (PARIS 2e).


Places en vente entre autres sur ce lien (à copier-coller) :
http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Variete-et-chanson-francaises-ALAIN-CHAMFORT-GDCHA.htm






Dernière édition par GUIBERT FRANCOIS le Jeu 21 Avr - 18:41, édité 2 fois

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Re: ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Jeu 21 Fév - 0:35






Page spéciale
(avec compte rendu détaillé)


« Concert unique “ELLES & LUI” d'ALAIN CHAMFORT et ses invitées
le 30 janvier 2013 au GRAND REX (Paris) »

sur ce lien (à copier-coller) :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Concert-unique--g-ELLES-ET-LUI-g--d-h-ALAIN-CHAMFORT-et-ses-invitees-le-30-janvier-2013-au-GRAND-REX--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm








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ALAIN CHAMFORT
Concert unique “Elles & lui”

Avec JENIFER
+ CAPUCINE
+ ÉLODIE FRÉGÉ
+ FREDRIKA STAHL
+ LUSSI IN THE SKY
+ SARAH MANESSE
+ MARINA D’AMICO
+ AUDREY MARNAY
+ GÉRARD DARMON
+ BÉNABAR
+ CAMÉLIA JORDANA
+ CLAIRE KEIM
+ INNA MODJA

le mercredi 30 janvier 2013
au GRAND REX (Paris) :


Présenté une seule fois, en l’occurrence ce soir au Grand Rex, le spectacle “Elles & lui”, est axé autour de duos avec des chanteuses de la jeune génération. Après, quel est le degré d’implication personnelle, sincère, de chacune d'entre elles ? A priori, toutes chantent en y mettant le maximum d’elles-mêmes.

Camélia Jordana déclarait toutefois dans une interview à BFM Télé le 30 mai 2012, en présence d’Alain, sur un ton sympathique mais désinvolte : « Je connaissais un ou deux tubes. Mais en vrai, je ne connaissais pas sa discographie. » Quelque part, c’est choquant de savoir qu’unetelle (pas toutes) participe à un disque (puis un concert) un peu “en visiteuse”, en dilettante, si elle ne s’intéresse pas plus que cela aux chansons d’Alain Chamfort, au-delà des tubes.

À travers ce concert “Elles & lui”, on a le droit d’y voir avant tout un sublime hommage, vivant et actuel de la part de Chamfort, en forme de salutation fraternelle, à son parolier fétiche, Jacques Duvall. Il sera en effet l’auteur le plus chanté ce soir, avec huit titres : “Le grand retour”, “Rendez-vous au paradis”, “La fièvre dans le sang” (chanté deux fois, dont une au deuxième rappel 100 % improvisé), “L’ennemi dans la glace”, “Clara veut la lune” (interprété aussi deux fois au cours du set),“Sinatra”, “Les beaux yeux de Laure”, “Souris puisque c’est grave”.

En intro de “Sinatra”, Alain fera d’ailleurs une magnifique déclaration de respect et d’amour pour l’œuvre de celui avec qui il collabore depuis 1984 : « Je n’écris que les musiques de mon répertoire. J’ai besoin d'auteurs pour m'écrire les textes. J’ai eu la chance de travailler sur quelques albums avec Serge Gainsbourg. J’ai encore eu plus de chance, après Serge, de rencontrer Jacques Duvall. Pour moi, Jacques c’est le plus grand auteur aujourd'hui. Ça n’était pas facile de trouver sa place après Serge. Je pense que l’on n’a pas forcément la notoriété que l'on mérite. Ce métier est fait d’injustices, il faut l’accepter, c’est comme ça. Je suis en tout cas très content de travailler avec Jacques depuis de nombreuses années. Et de continuer à le faire, j’espère, pour longtemps encore. »

Le show démarre à 21h avec Alain Chamfort et son acolyte pianiste Thierry Eliez (« qui m’accompagne depuis environ trois ans sur scène », dixit Alain). Ils sont chacun à leur piano et Alain entonne “Le grand retour”. Uniquement sur les couplets, son phrasé est volontairement décalé. Mais cela donne un résultat étrange par rapport à la version studio originale. Malgré cela, voilà une tranquille, et « sympathique en diable », entrée en matière.

« Merci d’être là ! Je suis d’autant plus heureux d’être avec vous qu’il s’agit d’une seule représentation. C’est un spectacle éphémère. Il n’est pas prévu de partir en tournée avec celui-ci. S’il y a des personnes à Lyon ou bien Marseille qui souhaitent le voir, ça ne sera pas possible. Enfin, sauf si elles viennent le voir à Paris. En même temps, vu l’heure, le temps qu’elles arrivent, ça serait un peu tard (sourire). Ce soir, je serai entouré de jolies et talentueuses chanteuses que j’aime beaucoup. Ça n’a pas été simple à réunir tout le monde car il y a des déclarées forfait, des grippes, des rhumes, etc. Ça a été un peu compliqué, ce qui fait que l’on n’a pas beaucoup répété. Mais j’ai fait appel à des chanteuses qui ont un curriculum-vitae solide, quand même. Et à mon avis, ce soir, on va beaucoup jouer sur nos acquis (sourire). »

“Rendez-vous au paradis” est le premier duo, avecJenifer. Le groupe apparaît alors en pleine lumière sur scène : Jean-Philippe Fanfant (batterie), Julien Schultheis(clavier), Abdelaziz Sadki (basse), Olivier Marly etWilliam Rousseau (guitaristes). Présent du début à la fin du show, un orchestre à cordes (une quinzaine de personnes) interviendra sur plusieurs chansons. Il est dirigé par Olivier Schultheis, qui s’occupe de la direction musicale du spectacle. Conçus par ce ce dernier, Jean-Pierre Pilot et William Rousseau, les arrangements live 2013 sont similaires à ceux de l’album “Elles & lui”.

Dotées d’ambiances chanson pop, parfois à tendance funk, ces relectures musicales sont soignées, intéressantes, réactualisées façon vingt-et-unième siècle. Elles captivent par leur tempo, leur atmosphère envoûtante ou hypnotique. Elles incitent à l’écoute attentive des textes et des voix qui les chantent. Une réussite pour quasiment tous les titres, hormis “Clara veut la lune” (lire plus bas pour plus de détails).

Alain en bonnes vibrations “one man show” : « C’est une soirée un peu particulière, déclare Alain, d’humeur badine. Car je vais donc interpréter les chansons de mon album “Elles & lui” avec des chanteuses que j’aime. Et aussi parce que la première fois que j’ai été dans cette salle, c’était en 1960 pour voir le film “La vache et le prisonnier”. (s’adressant à une spectatrice) Oui, madame, j’étais assis à votre place, là. Alors voilà, c’est pour ça, j’ai du mal à contenir mes émotions (rires). » Alain et son pianiste Thierry Eliez (qui fait aussi régulièrement les choeurs) interprètent en duo piano/voix, formule cabaret intimiste : “Chasseur d’ivoire”.

Ambiance rock’n’percussions pour “La fièvre dans le sang” avec Capucine. Par rapport à la versions studio originale, le dernier couplet de cette nouvelle interprétation est modifié, par son auteur, Jacques Duvall : « Jour après jour / Je vais m’affaiblissant / On appelle ça l’amour / Ce malaise incessant » (au lieu de « Est-ce que l’amour / En nous affaiblissant / Ne devient pas un jour / Un poison puissant ? »).

« La chanson qui va suivre, je l’ai enregistrée il y a plusieurs années. Je terminais un contrat avec Claude François — j’y reviendrai tout à l’heure. Il ne voulait pas que je la sorte. Il disait qu’elle ne plairait pas au public. J’ai insisté, elle est sortie et… il a eu raison. Je ne comprenais pas du tout pourquoi ce titre était un bide. Je trouvais que c’était une chanson bien écrite, avec de jolis arrangements. Et il y a quelques années (en 2005), je jouais au piano plusieurs airs chez une amie (Anne Marcassus), qui est par ailleurs productrice d’émissions de télé, dont “Les Enfoirés”. À un moment, je joue cette chanson, elle dit : “Ah, c’est pas mal, je vais la proposer aux “Enfoirés”.” Et ils ont en fait un tube ! Première chose que je me suis dit : “Ils portent bien leur nom, eux !” (rires) Ensuite, je me suis dit que c’est quand même sympa car le temps donne quelquefois raison aux choses. Il y a dans cette chanson une espèce de propos un peu universel, même s’il a fallu trente ans pour qu’elle aille à votre rencontre. Mais ça s’est quand même fait. Et je suis heureux de l’interpréter ce soir : “Le temps qui court”. » Et en effet, Alain en propose une superbe version, très mélancolique, piano, cordes et voix. Alors que celle des “Restos du Cœur”, emphatique et lourde, donne illico l’envie de couper le son lorsqu’on tombe dessus par hasard.

Alain présente “L’ennemi dans la glace” en duo avecÉlodie Frégé, au chant glaçant. Donc, du coup, idéal pour l’atmosphère textuelle de ce titre, sur fond de lounge music. « Pas besoin de vous la présenter non plus, vous la connaissez : Élodie Frégé. Je la remercie beaucoup. »

Fredrika Stahl amène son espièglerie euphorique sur“Traces de toi” et cela fonctionne. Bien que l’orchestre de cordes joue en direct en même temps sur scène, la bande son studio de l'album “Elles & lui” semble être, sauf erreur, diffusée en complément dans les enceintes (mais uniquement sur ce titre). « Fredrika Stahl ! Elle est d’origine suédoise et sortira en mars un très bel album,“Off To Dance”, que j’ai entendu et beaucoup apprécié. »

Remplaçant au pied levé Alizée, Lussi In The Sky surjoue la rebelle bubble pop sur “Clara veut la lune”. Comme sur le dernier CD, l’arrangement electro techno est moyen. En cause : les sons cheap de synthétiseurs eurodance sans âme sur le refrain et la rythmique invoquant l’atroce esprit “Dance Machine” du début des années 1990. « C’était une autre chanteuse qui devait venir mais qui n’a pas pu car elle était malade. Lussi est venue très gentiment et spontanément cet après-midi, on a répété tout à l’heure. »

« Je suis particulièrement attaché à la chanson qui va suivre. Je vais vous raconter comment on a trouvé son titre, de façon assez originale. J’avais demandé à l’équipe avec laquelle je travaillais en studio de réfléchir un peu pour tenter de trouver une idée tous ensemble. La chanson évoque une jolie place, censée évoquée l’amour, le romantisme. On avait ces bases-là. Un musicien propose “la place de Jacques De Bubrière” (rires du public), qui est l’endroit où il a rencontré sa femme la première fois — en gros, cette place est située sous le périph’. Je n’étais pas totalement convaincu que c’est quelque chose qui inspirait le plus l’amour. Il a un peu ravalé sa proposition. Après, on s’est tous mis d’accord, on a pensé que “Palais royal”, ça marchait mieux. » “Palais royal” est proposé dans une version dénudée, près de l’os, où la mélodie est quasi-absente. De discrets sons de guitares, de douces vagues régulières de violons et violoncelles, un léger rythme percussif, et les voix de Sarah Manesse, Marina d’Amicoet Alain Chamfort.

Ensuite, Alain s’installe au piano, tous ses musiciens (hormis les cordes) s’éclipse. « Comme j’aime à le rappeler, vous savez peut-être que j’ai démarré ma carrière grâce à l’un des plus grands artistes de la chanson française, Claude François. Je lui écrivais des musiques avec un ami à moi,Michel Pelay. Et un jour, Claude m’a demandé de les chanter. Donc à mon tour, je suis passé sous les projecteurs. Ce n’était pas vraiment prévu à la base. Je remercie souvent ses fans car c’est grâce à eux que quelque chose s’est passé pour moi. Ils m’ont tout de suite adopté. Bien sûr, c’étaitClaude François qui me proposait, alors les fans étaient là, m’ont soutenu et accompagné pendant de nombreuses années. Cloclo, c’est vrai, avait un parti pris artistique qui lui était personnel, c’est sûr : la chorégraphie, les vestes à paillettes, les talonnettes, tout ça. Moi, au début, je ne savais pas trop ce que je devais faire, j’étais un peu perdu. J’avais tendance à me mettre dans son sillage, m’inspirer de ce qu’il faisait. Ça n’a pas duré très longtemps : une demi- journée (rires dans l’assistance). J’avais rendez-vous avec Les Clodettes pour répéter une chorégraphie, je me suis cassé la cheville, ça s’est arrêté là. Après, ils avaient prévu de créer un groupe qui se serait appelé Les Chamforettes (le public s’esclaffe), j’ai dit stop. Mais bon, malgré tout, c’était une époque très sympa. J’aime bien revenir un peu dessus lorsque je me produis en spectacle. Peut-être que certains d’entre vous étaient déjà nés ? Je ne sais pas, avec les projecteurs, je n’arrive pas à voir (rires). Mais il y a eu quelques chansons, que je vais vous jouer en medley. »

En piano solo (et pendant tout ce medley), il chante“L’amour en France”, une mélodie italienne. Tandis qu’Alain entonne ensuite le premier couplet d'une joviale fadasserie intitulée “Je pense à elle, je pense à moi”, on entend en même temps dans la sonorisation une deuxième voix, basse, masculine qui parle. Arrive Gérard “Récho”Darmon sur scène : « Alain, excuse-moi, pardon de t’interrompre en pleine répétition, tu aurais la clef de la loge ? Autre chose, après je te laisse répéter : c'est quand que tu annonces la surprise ? »
— Alain : « C’est après “Sinatra”. »
— Gérard : « Y a Sinatra ? Tu t’fous d’ma gueule, y’a Sinatra ? »
— Alain : « Non, je chante une chanson qui s’appelle“Sinatra” et après vous venez. »
— Gérard : « Ah, OK. Et comment tu annonces que je suis la surprise ? »
— Alain : « Je sais pas, va demander à la personne là-bas. »

Alain reprend puis chante l’un de ses tubes seventies,“Madona, Madona”. Paf, Bruno “Frigo” Bénabardébarque, en mode Actor’s Studio Pied Nickelé et un peu accroupi : « Excuse-moi, Alain, dit Bénabar, pour la surprise, Gérard il a dit que c’est avant “Sinatra”. »
— Alain : « Non, c’est après. »
— Bénabar : « D’accord, après “Sinatra”. C’est dans combien de temps ? »
— Alain : « Je sais pas, va demander là-bas. »
— Bénabar : « D’accord. »
(Bénabar s’en va sous les applaudissements)

« Bon, pour ce medley, je vais faire une dernière chanson parce que ça devient compliqué, là. J’aimerais bien que vous fassiez les choeurs, ça vous intéresse ? (« Ouiii ! ») D’accord. C’est pas très compliqué, vous répétez simplement : “Adieu mon cœur, adieu mon bébé chanteur” On va faire un petit essai, faites-le avec coeur, entrain et plaisir. Ça faisait comme ça : “Tu chantes trop, tu aimes trop les hommes et la vie”… »
— Le public : « … Adieu mon cœur, mon bébé chanteur »
— Alain : « Euh, c’est complètement ridicule, un peu affligeant. J’ai connu mieux que ça. Vous m’en voulez, j’ai fait quelque chose qui ne vous a pas plu (rires du public) ? Il y a une chose qu’on peut faire : on va oublier ce moment grotesque, faire comme s’il n’avait pas eu lieu. On recommence depuis le départ, et là vous y allez vraiment. Parce que sinon, on arrête tout de suite. »
Donc, Alain reprend : « Tu chantes trop, tu aimes trop les hommes et la vie »
— Le public : « Adieu mon cœur, adieu mon bébé chanteur »
— Alain : « Tu chantes dans les bras de qui te trouve jolie »
— Le public : « Adieu mon cœur, adieu mon bébé chanteur »
— Alain : « Wohouwowo, c’est dommage on n’a pas toujours / Les mêmes idées sur les choses de l’amour /
Alors adieu mon cœur, adieu mon bébé chanteur »

(etc., interactivité entre Alain et le public, avec applaudissements, chœurs francos, c’est dans la poche).

La magie “Manureva” fonctionne à plein régime, à tous les niveaux, notamment les arrangements, avec la double voix d’Audrey Marnay. Une superbe réinterprétation vocale et musicale de ce mégatube populaire. Avec en prime de belles projections hypnotiques en fond de scène. Un grand moment, qui clôturera de la même fulgurante façon le show lors du rappel improvisé.

Après “Malaise en Malaisie” en duo avec Sarah Manesse, Alain s’installe de nouveau à son piano. Il salue le talent de son compère Jacques Duvall (lire au début de ce compte rendu). Puis chante “Sinatra” en y mettant toute sa soul et son humour. Il joue de son timbre de voix quand il prononce tel vers, tel mot précis, comme « Chamfort il était à toi / Mais tu m’le laisses, c’est sympa ».

Les arrangements de “Sinatra” sont eux aussi facétieux, lorsque le piano fait du ping-pong musical avec les violons et violoncelles. L’émotion est renforcée par le décor de buildings américains illuminés de nuit, projeté en fond de scène sur ce titre.

« Et maintenant, c’est une vraie surprise, j’accueille des copains qui ne savaient pas quoi faire ce soir : Gérard Darmon et Bénabar ! »
Après un bref problème de sonorisation retour (quelques secondes) pour le pianiste, le trio interprète “La belle vie” de Sacha Distel. C’est le seul moment hors sujet du concert, car cette chanson ne concerne pas du tout la carrière d’Alain Chamfort, ni de près ni de loin.

Son phrasé détaché et bougon est agaçant lorsqu’elle chante ses propres titres. Mais Camélia Jordana convainc lorsqu’elle reprend sur disque comme sur scène“Bambou” en duo avec Alain Chamfort.

« On va accueillir au clavier Jean-Pierre Pilot, qui a réalisé cet album avec William Rousseau et Olivier Schultheis. Ils ont fait un très très joli travail et je suis très heureux de pouvoir les remercier en public ce soir. »

Avec le piano de Thierry Eliez et l’orchestre à cordes, Alain chante “Géant”, ode à sa première fille Clémentine et qu’il clôture par « Quand on est aimé, on peut tout faire… Ça, j’en suis sûr » (au lieu de «… je crois »).

Claire Keim appose son timbre vocal reconnaissable sur“Les beaux yeux de Laure” pour un duo entraînant, qui rappelle agréablement l’original de 2003 où Hélène Pincefait les chœurs (même si la voix de cette dernière sur la version studio est sous-mixée). « Merci beaucoup, merci Alain, dit la miss Keim. Je suis très malade. Comme j’avais très peur de venir, je suis venue avec une petite grippe, je n’allais pas la laisser seule à la maison. »
— Alain (spéciale dédicace à Alizée) :
« Mais au moins, toi, tu es venue, merci. »


Autre réussite parmi les duos : “Souris puisque c’est grave” avec Inna Modja, chanteuse soul pop. Le texte est représentatif de la vision de Jacques Duvall sur l’existence, la vie, le monde (au même titre que “Désespère” sur son album “Expert en désespoir”, paru en 2011).

Pour le rappel, les chanteuses, Gérard Darmon,Bénabar et bien sûr tous les musiciens reviennent. “Clara veut la lune” (avec Lussi In The Sky en chant féminin lead), “La fièvre dans le sang” (avec Capucine) et enfin“Manureva” (avec Audrey Marnay) clôturent deux heures d’un spectacle emballant.

Ce show 2013 retrace le parcours artistique, à la fois exigeant et populaire (car facile d'accès), d'un chanteur-interprète-compositeur aux goûts précis et raffinés. Et qui, au fil des décennies, a gagné son pari concernant la façon dont le public le perçoit et l'apprécie.

D'ailleurs, en mai 2012, Alain Chamfort déclarait ceci lors d'une interview : « Je trouve ça chouette d'être encore là. Je suis amené à croiser des gens qui ont connu un succès éphémère et qui sont dans des situations très différentes de la mienne. Je n'ai jamais vraiment été en première ligne. Je n'ai jamais connu les acclamations d'un Bercy. L'intérêt, c'est de pouvoir continuer, de faire mon activité, sans être rejeté ni même oublié. C'est une situation que tout le monde n'a pas le privilège de vivre. Je pense que je m'en suis pas trop mal sorti. J'ai fait des choix artistiques avec une liberté que j'ai pu acquérir très tôt avec les contrats que j'ai signés. J'ai su constituer un patrimoine qui m'appartient. Tout le monde n'a pas fait ça. Chacun fait son chemin. »

François Guibert

(20 février 2013)









Toutes les photos ci-dessus
ont été prises par © Barbara Eichert.

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Re: ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Ven 22 Fév - 14:44

En ligne depuis aujourd'hui sur RADIO RECTANGLE,

JACQUES DUVALL
(interviewé par BENJAMIN SCHOOS)

parle d'ALAIN CHAMFORT et de leur travail avec MARC MOULIN

de 0’29" à 1'08" sur ce lien (à copier-coller) :
http://rectangleradio.podomatic.com/entry/2013-02-21T21_00_00-08_00


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Re: ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Jeu 21 Avr - 18:41






• Nouvelle page spéciale inédite

« Compte rendu détaillé du concert d'ALAIN CHAMFORT

le 25 mars 2016 à L'OLYMPIA (Paris) »

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/ALAIN-CHAMFORT--k1-avec-quatorze-chansons-de-JACQUES-DUVALL-k2--le-25-mars-2016-a-l-OLYMPIA--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm


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ALAIN CHAMFORT

Vendredi 25 mars 2016 à l’Olympia (Paris) :



« Merci d’être au rendez-vous, même si avec certains, on se connaît depuis bien longtemps. On se dit toujours : “Vont-ils encore avoir envie de moi ?” (« Ouiiiii !!! », le public). “Et moi, est-ce que j’aurais encore envie d’eux ?” Moi, en ce qui me concerne, la réponse est oui.” (applaudissements)
© Alain Chamfort sur scène, avant d’interpréter “Paradis”

« Avec Serge Gainsbourg, on a fait ensemble à peu près trois albums. Une jolie époque. Après, si vous voulez, c’est devenu monsieur Gainsbarre, c’était plus compliqué à gérer. On a donc cessé notre collaboration à ce moment-là. Il reste de très jolies chansons que je suis toujours heureux d’interpréter.

Puis j’ai eu la grande chance de croiser un garçon sur ma route : Jacques Duvall. Je travaille avec lui depuis plus de trente ans. Finalement, j’ai fait beaucoup plus de chansons avec lui qu’avec Serge. C’est pour vous expliquer que je n’écris pas mes textes. Je les comprends mais je ne les écris pas. Je fais juste les musiques – enfin, juste, c’est déjà pas mal (sourire d’Alain, applaudissements du public).

Je donne mes petites musiques à Jacques. Quelquefois, je lui dis : “Oh, j’ai une super idée.” Je lui donne cette idée et puis il ne s’en occupe pas du tout (rires du public). Il revient avec quelque chose d’autre, beaucoup plus intelligent que ce que je lui proposais. Toujours des choses incroyables, auxquelles je n’aurais jamais pu penser moi-même sur ces petites musiques.

(…) Par exemple, la chanson qui va suivre démontre un peu comment on travaille. Je lui avais donné une musique avec laquelle il me semblait que je pouvais défendre une petite chanson d’amour. Jacques est revenu avec quelque chose de beaucoup plus profond – je ne veux pas dire non plus que l’amour n’est pas profond.

L’idée était de considérer que, souvent, on pense que le danger vient des autres. Ce qui est en effet le cas en ce moment, ça tombe un peu mal mais bon. Or, bien souvent, le danger est incrusté en nous. On est certainement, et quelquefois, notre pire ennemi. Donc cet ennemi, il faut savoir le repérer, le débusquer, et le combattre. Cette chanson s’appelle “L’ennemi dans la glace”. »

© Alain Chamfort, 25 mars 2016, sur scène


Atout numéro 1 et intérêt principal de la carrière d’Alain Chamfort : son association artistique avec le parolier Jacques Duvall. Grand soir pour ce dernier, qu’il soit ou pas dans la salle, et pour les appréciateurs de sa plume : quatorze textes sur les vingt chantés à l’Olympia sont de lui.

Premier texte écrit pour Alain par l’auteur fétiche de la rockeuse Marie France, Parisienne éternelle, et de la pop model Lio : “Paradis” (1981, album “Amour année zéro”), troisième morceau de la set list. Une ébauche sympa des dizaines d’astucieuses dingueries haute voltige qu’ils créeront par la suite sur (à ce jour) sept albums studio (1). La discographie de Chamfort devient passionnante à partir de “Tendres fièvres”, 33 tours sorti en 1986. À noter une baisse d’inspiration musicale en 1990 sur le CD “Trouble”(2).

Jusqu’à présent, pour sa tournée 2016/2017, Alain Chamfort (orgue, chant) se produit en duo avec son fidèle pianiste Thierry Eliez. Ce dernier n’est pas sur scène ce soir. Car, cadeau spécial aux Franciliens, c’est le premier concert en formule électrique : Jean-François Berger (claviers, programmations, acolyte de Marc Lavoine sur scène comme en studio depuis 2001), Pascal Rodde (guitare, chœurs), Alain Verderosa (basse, chœurs), Patrick Goraguer (batterie, chœurs).

En amont (mais pas présent sur scène également), Frédéric Lo a supervisé la direction musicale. Il a réarrangé avec soin les anciens titres dans l’état d’esprit sonore de l’album “Alain Chamfort” (2015), qu’il a réalisé. Tout en gardant l’ADN de chacun d’entre eux. Mais sans l’aspect désormais daté pour “Bambou” et “Chasseur d’ivoire” ou rigide pour “Bons baisers d’ici” (chouettos chœurs « Suis la ligne du Parti / (…) Suis la ligne du Parti », etc.).

Ce soir, il n’y a aucune orchestration à la “Versions revisitées” (album 2016 supervisé par Marco dos Santos et réunissant des remixes électroniques par des disc-jockeys branchés). C’est parfait comme ça.

Le groupe joue de façon solide, cohérente, entre pop chic et rock français de bon aloi. C’est le deuxième concert d’Alain et ces garçons, le premier ayant eu lieu au Sax à Achères deux soirs plus tôt. On ne sent pas encore entre les quatre musiciens une connivence instinctive, qui leur permettrait de se lâcher totalement. Celle-ci viendra au fur et à mesure des futures représentations.

En tout cas, les musiques sont parfaitement exécutées, jouées comme il faut. Avec toutes les subtilités sonores que Frédéric Lo y a glissées et les discrets gimmicks des versions originelles. Les claviers jouent un rôle très important, notamment pour tous les titres des années 1980 (par exemple, “Bons baisers d’ici”, “Bambou”, les secousses enivrantes de “Manureva”) et ceux de l’album sorti en 2015.

De façon générale, tel un principe de base, les chanteurs et groupes devraient toujours jouer sur scène de nombreux titres de leur dernier album en date. C’est ce que fait Chamfort ce soir à Paris en présentant six titres de l’album de 2015. Par ordre d’apparition scénique : “Puis-je vous offrir ?” (qui ouvre le concert), “Deux poignards bleus”, “Ensemble”, “Concours de circonstances”, “Argentine” et, lors du rappel, “Joy”.

Alain a raison de mettre en avant ce disque contenant onze nouvelles compositions, toutes parolées par Duvall. Tous deux avec Frédéric Lo peuvent être fiers de ces chansons. Sur cet opus, Duvall opte pour des textes plutôt sereins et apaisés d’hommes (lui, Chamfort ainsi que toutes les personnes pouvant se reconnaître) ayant vécu quatre, cinq ou six décennies.

L’amour, ses joies, ses tourments et ses rebondissements demeurent sa matière première depuis “Daisy” et “Déréglée” pour Marie France en 1977. Il les aborde sous tous les angles possibles, toujours originaux et surprenants.

Sur scène, Alain Chamfort est touchant dans sa gaucherie, ses quelques maladresses. Par exemple, le faux départ du concert. Tandis que ses musiciens jouent l’intro du funky pop dansant “Puis-je vous offrir ?”, notre vedette esthète apparaît sous un halo de lumière braquée sur lui.

Aussitôt, il repart dans la coulisse (ses musiciens s’arrêtant même de jouer quelques instants avant de refaire exactement la même intro). Pour revenir de façon définitive vingt secondes après, tranquillou, on fait comme si vous n’avez rien vu. Ça fonctionne, et c’est parti pour une heure quarante.

Ou encore lorsqu’il répète deux fois le même double vers dans le dernier couplet de “Puis-je vous offrir ?”. Et qu’il oublie les deux premiers vers du deuxième couplet de “La fièvre dans le sang”. Cela passe sans problème.

Sur scène comme sur disque, Alain est un interprète (et compositeur) au sens plein et entier du terme. C’est un régal de l’entendre servir avec délice, pile comme il faut, tous ces textes sensationnels de Jacques Duvall (et trois de Serge Gainsbourg).

Il opte pour telle intonation sur tel mot, tel un acteur aguerri et ayant toujours une gnak intacte pour son métier. Désabusé et, du coup, super drôle (“Sinatra”). Avec espièglerie et de façon enjouée (“Joy”), de l’émotion (“Argentine”, “L’ennemi dans la glace”).

Il excelle aussi dans le rôle du gentleman charmeur l’air de rien. Par exemple, dans la superbe relecture de “Traces de toi”. Un tube aux paroles écrites par Didier Golemanas, indissociable de son clip “Top 50”/TV6 réalisé par Costa Kekemenis. Avec les chœurs originels, uniques, des frères Costa incorporés dans la version live via les claviers de Jean-François Berger.

Chose assez incroyable et inattendue : “Les paroles dans le vide” sont au programme. Il s’agit d’un génial titre, connu uniquement des acquéreurs de l’album “Neuf” (1993) et de la compilation “Versions originales” (2016). Une sorte de profession de foi hilarante (mais pas que) de Chamfort chanteur et, à travers lui, de Duvall en tant qu’auteur : « Comme quand j’lance des paroles dans l’vide / De ma voix de chanteur timide / Comme quand j’lance des paroles en l’air / Tout est vrai, tout et son contraire / Ce qui reste c’est l’air / La la la lère (…) »

Tout comme pour ses collaborations avec Benjamin Schoos depuis 2006 (sur le label Freaksville), Jacques Duvall forme avec Alain Chamfort une alliance magique, d’une richesse artistique démente. Les œuvres de ce tandem méritent d’être aussi populaires et reconnues auprès d’un large public que celles de, par exemple, Alain Bashung & Boris Bergman ou Alain Souchon & Laurent Voulzy.

François Guibert

(19 avril 2016)

(1) : voici une sélection de chansons peu connues qu’il faut écouter en priorité, pour apprécier le génie du tandem Duvall/Chamfort.

Sur l’album “Tendres fièvres” (1986) : “Le plus grand chapiteau”, “L’amour est une bombe”, “Je laisse couler”.

Sur le CD “Trouble” (1990) : “Gare de l’Est”, “Ce ne sera pas moi”.

Sur le CD “Neuf” (1993) : “La mélodie du malheur”, “Les paroles dans le vide”, “Quand vas-tu te décider à me décevoir ?”, “Bon anniversaire”.

Sur le CD “Personne n’est parfait”(1997) : “Aucune différence”, “Tombouctou”, “Contre l’amour”, “Ce n’est que moi”, “Qu’est-ce que t’as fait de mes idées noires ?”.

Sur le CD “Le plaisir” (2003) : “L’hôtel des insomnies”, “Charmant petit monstre”, “Les spécialistes”, “Les amies de Mélanie”.

Sur le CD “Alain Chamfort” (2015) : “Concours de circonstances”, “Puis-je vous offrir ?”, “Argentine”.

(2) : Les raisons de ces impressions mi-figue mi-raisin : d’abord, le manque de musiques et chansons marquantes, hormis “Souris puisque c’est grave”, “Gare de l’Est” et “Ce ne sera pas moi”. Les textes sont desservis par des rythmiques, boucles électroniques, artificielles, envahissantes. Mixées beaucoup trop en avant, sans doute pour rester dans le coup d’alors, elles couvrent la voix d’Alain Chamfort. Il faut tendre l’oreille pour bien entendre et comprendre les paroles qui, elles, ne déméritent pas.

••••••••••••••••••••••••••••••••

— Set list du concert à l’Olympia le 25 mars 2016 :

• “Puis-je vous offrir ?” (paroles de Jacques Duvall)

• “Le grand retour” (paroles de Jacques Duvall)

• “Paradis” (paroles de Jacques Duvall)

• “Deux poignards bleus” (paroles de Jacques Duvall)

• “Ensemble” (paroles de Jacques Duvall)

• “Concours de circonstances” (paroles de Jacques Duvall)

• “Bons baisers d’ici” (paroles de Philippe Bourgoin)

• “Bambou” (paroles de Serge Gainsbourg)

• “Chasseur d’ivoire” (paroles de Serge Gainsbourg)

• “La fièvre dans le sang” (paroles de Jacques Duvall)

• “Clara veut la lune” (paroles de Jacques Duvall)

• “Traces de toi” (paroles de Didier Golemanas)

• “Argentine” (paroles de Jacques Duvall)

• “Les paroles dans le vide” (paroles de Jacques Duvall)

• “L’ennemi dans la glace” (paroles de Jacques Duvall)
par Chamfort solo (piano & voix) puis accompagné par la rythmique et quelques claviers en 2e partie de la chanson

• “Souris puisque c’est grave” (paroles de Jacques Duvall)
• “Manureva” (paroles de Serge Gainsbourg)

1er rappel :
• “Sinatra” (paroles de Jacques Duvall)
• “Joy” (paroles de Jacques Duvall)

2e rappel :
• “Géant” (paroles de Jean-Michel Rivat), par Chamfort solo en piano voix


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Re: ALAIN CHAMFORT 25/03/2016 Olympia (Paris) : compte rendu

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