CHRIS ISAAK 12/10/2012 Grand Rex (Paris) : compte rendu

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CHRIS ISAAK 12/10/2012 Grand Rex (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Sam 15 Sep - 22:03






CHRIS ISAAK sera en concert


le vendredi 12 octobre 2012 à 20h


au GRAND REX
(1 bd Poissonnière) à PARIS 2e.


http://www.chrisisaak.com/








CHRIS ISAAK
28/04/2007 Palais des Congrès :


De 20h05 à 20h30, PETER VON POEHL nous a assommé avec ses compositions très soporifiques chantées en anglais. Il a une voix aiguë à la Phil Collins (argh) et s’accompagne en solo à la guitare acoustico-électrique.

Ca a été tout l’inverse pour le show lumineux, planant, magique, scintillant de CHRIS ISAAK, de 21h à 22h40. Il était accompagné par ses fidèles amis qui jouent avec lui depuis plus de dix ans (et beaucoup plus pour le batteur, au moins vingt ans) : le batteur KENNEY DALE JOHNSON, le bassiste ROWLAND SALLER, le guitariste HERSHEL YATOVITZ plus un joueur d’orgue (qui faisait aussi de l’accordéon façon zydeco, blue bayou, cajun sur plusieurs morceaux).

Jusqu’au rappel, CHRIS gardera la même tenue de scène : pantalon et veste noirs avec plein de lignes de strass un peu partout. Le genre de tenue scnéique classe, à la fois sobre et étincelante, brillante, qui fait rêver quand on est dans le public et qu’on regarde les artistes sur scène, et qui est un élément important du show (même si la musique et les chansons restent bien sûr ce qui compte le plus).

Ils ont démarré en force par deux rock’n’roll rapides et qui balancent sévères : « LONELY WITH A BROKEN HEART » et « LET’S HAVE A PARTY » (sauf erreur de ma part, je ne pense pas qu’il s’agit de la reprise du titre d’Elvis mais c’est plutôt un nouveau morceau original de Chris (qui figure sur la compil’, mais je l’ai pas achetée)

La version live de « DON’T LET ME DOWN EASY » était moins forte, moins percutante, plus bancale et plus variétoche (surtout dans la rythmique) que la version studio

Pour la ballade « RETURN TO ME », Chris change de guitare puis descend dans les travées en s’asseyant à trois ou quatre reprises près de deux ou trois demoiselles (et d’une petite fille) tout en continuant à chanter et en jouant volontairement au crooner kitsch. Après quelques secondes chantées devant les personnes en question, il disait pour rire : « I’ll be back ! »

C’est vrai que se ballader dans les allées du public, alors que c’est prévu et que ça fait partie intégrante du show, ça fait un peu « opérettes », « music-hall de l’époque de Line Renaud » ou encore les shows d’Elvis à Las Vegas devant des gens friqués et de la haute société. Bref, ça fait un peu téléphoné mais ça met direct une sacrée bonne ambiance, avec des cris de joie, des applaudissements. Et puis c’est vrai que ça permet à plein de gens tout d’un coup, surtout ceux qui sont loin de la scène, de voir CHRIS ISAAK de près.

CHRIS a dit en anglais quelque chose comme (si j’ai bien compris) : « Ca nous fait très plaisir de voir que vous êtes venus nombreux nous voir ce soir à Paris. La denrière fois qu’on a joué ici, c’était il y a très longtemps, plusieurs années (en 1996 au Zénith je crois, mais j’en suis pas sûr, NDFG). Il y a deux choses que j’ai retenu de notre précédent passage : c’est que dans un concert, il y a la partie romantique – moi – et la partie satanique – mon guitariste. » Et là, ils enchaînent avec justement « SPEAK OF THE DEVIL ». Sur disque, cette chanson est assez poussive et lourde, ça fait un peu « rock mastoc avec une trop grosse prod’ » (un peu comme « Allumer le feu » pour Johnny). Mais la version live, allégée, rentre-dedans, est nettement meilleure, plus simple, plus directe.

Après, c’est le slow imparable et magique, qui emmène le public dans un univers très cinématographique pendant quatre minutes : « WICKED GAME ». En pleine possession de son coffre vocal ce soir, CHRIS fait des merveilles vocales sur ce titre, notamment dans les intonations du refrain.

Il dit ensuite en anglais quelque chose comme : « Tout le monde debout ! C’est un show rock’n’roll ! » Et là direct, tout le monde se lève, des personnes descendent vers la scène. Ni une, ni deux, en vingt secondes, je file du 25e ou 30e rang où j’étais placé pour aller direct me mettre devant CHRIS ISAAK (même s’il y avait une personne devant moi) debout à deux ou trois mètres de lui, et rester ainsi à cette place pendant la 1h10 de show restante. Quel régal de voir CHRIS ISAAK, top charismatique, looké rocker bananos à l’esprit romantique (mais surtout pas gnangnan, ce n’est pas Julio Iglesias) avec en plus un costard de scène vraiment chouettos et classe, chanter ses ballades et ses rock’n’roll !

Je me suis éclaté comme un petit fou sur les morceaux rapides, en dansant le rock’n’roll, en twistant sur place jusqu’à la fin du concert ! Il a enchaîné sur « GO WALKING DOWN THERE », le rock fort et phare « ONE DAY » de son dernier album (« Always got tonight », paru vers 2002)

Ensuite, il y a eu une séance acoustique où CHRIS, le batteur (avec une mini batterie acoustique), le guitariste et le bassiste ont interprété des morceaux aux tempos tranquillos. Il a ainsi fait des reprises : « BLUE DAYS BLACK NIGHT » sur un tempo très western entraînant de Buddy Holly, le magnifique « ONLY THE LONELY » de Roy Orbison dans une version déchirante pareille que celle qui figure sur l’album « Baja Sessions » de 1995), « IT WOULDN’T BE THE SAME WITHOUT YOU » (un titre d’Elvis que je connaissais pas trop, même si j’ai le CD hommage à Sun Records « Good Rockin Tonight » de 2003 sur laquelle figure cette reprise). Il les a intercalés avec des titres de son propre répertoire : « TWO HEARTS » enchaîné sans temps mort avec le super slow « EXCEPT THE NEW GIRL » et un bout de chanson de « GRADUATION DAYS »

La session acoustique s’est terminé par l’envoûtant « DANCIN’ », joué tel quel pareil que sur l’album « Baja sessions ». CHRIS a fait chanter son batteur Kenny sur un titre blues jazzy à la cool.


Avec une intro live qui ressemble à celle de « C’EST LUNDI » de Jesse Garon (à cause du son de la basse), ils ont fait une version démentielle et prolongée de « BABY DID A BAD BAD THING », très électrique, orageuse, sauvage et cru, reflétant super bien l’ambiance du texte de la chanson. A la fin de celle-ci, ils ont fait un couplet et un refrain de « DON’T BE CRUEL » d’Elvis Presley.

Arrive le rappel : CHRIS revient avec une veste et un pantalon identique à la robe mythique qu’avait créé Paco Rabanne pour Françoise Hardy dans les sixtis : un genre d’assemblage de petits bouts métalliques de 10 cm sur 5 cm, des pieds à la tête. Ils commencent à jouer l’intro de ce que je crois être le morceau « WRONG TO LOVE YOU » mais en fait, c’est « BLUE HOTEL », LE tube de CHRIS ! Le public reprend en chœur à chaque refrain : « Blue Hoteeeeeheeeel ! » Magique chanson immortelle !

Ils enchaînent avec le titre country sautillant un peu mélancolique « SAN FRANCISCO DAYS, SAN FRANCISCO NIGHTS », puis jouent un titre sur lequel arrivent en fond de scène des Françaises qui s’invitent pour danser. CHRIS demande à une danseuse blonde en robe violette : « What is your name, please ? » « Laeticia » CHRIS dit : « Laetisshia ? Are you a professional dancer ? » Elle comprend pas trop la question mais CHRIS lui dit en anglais : « Fais comme si le public n’était pas là, et danse, cette chanson est spécialement pour toi, pour que tu puisses danser. » Et la Laeticia se met soudainement à danser pendant trente secondes comme une gogo danseuse, c’était marrant à voir !

Enfin, le show se termine avec des lumières bleutées (Roy Orbison attitude et influence !) par CHRIS tout seul à la guitare chantant le désenchanté « FOREVER BLUE ». Au milieu de la chanson, il est rejoint par ses quatre compères musiciens. Ainsi se termine en douceur et beauté le sublime show CHRIS ISAAK 2007 ! A la fin, il a dit une phrase avec les mots « JOHNNY HALLYDAY ». On n’a pas trop compris s’il disait « Je suis Johnny Hallyday » pour rigoler, de façon spontanée et coolos, ou bien si par hasard il saluait Johnny qui serait dans la salle. Incertitude quant à cette interrogation. Bref, c’était un chouette concert où je me suis éclaté à fond pendant les rock’n’roll et où on a tous pu rêver pendant les ballades à la Roy Orbison et à la Elvis du grand CHRIS ISAAK.


François Guibert
29 avril 2007

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Re: CHRIS ISAAK 12/10/2012 Grand Rex (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Mer 24 Oct - 22:10





Page spéciale
(mise en ligne aujourd'hui)

« Long compte rendu détaillé

du concert de CHRIS ISAAK

le 12 octobre 2012

au GRAND REX (Paris) »


sur ce lien (à copier-coller) :

http://heartbreakhotelthehellboysnikolaacin.fr.gd/CHRIS-ISAAK-le-12-octobre-2012-au-GRAND-REX--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm






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CHRIS ISAAK

vendredi 12 octobre 2012
au Grand Rex (Paris) :


« On est super contents que vous soyez venus voir de la musique en direct live, annonce Chris Isaak Le Magnifique après avoir interprété “Blue Hotel”, la troisième chanson du show, avec le même venin ensorcelant de l’original 1987. Ce soir, ça va être un sacré concert rock’n’roll ! Jouer de la ‘zique devant un public, c’est pas comme ces fichues émissions de téléréalité. Là, on vous voit en vrai et on vous balance un max’ d’énergie. » (1)

En pleine forme, la guitare en bandoulière et les costumes étincelants (il en arborera deux au cours de la soirée),Chris démarre sur les chapeaux de roue avec une interprétation aérienne de “American Boy”. Celle-ci est meilleure que la version studio surproduite par John Shanks sur “Always Got Tonight” (2002). Un album quelque peu gavant en raison d’une réalisation qui ne convient guère au style isaakien (2).

Chris jouera ce soir deux autres titres de ce même CD : le très mauvais “Notice The Ring” et le réussi “Worked It Out Wrong” (lire la fin de ce compte rendu).

Assister à un show de Chris Isaak, c’est tout un imaginaire qui se déclenche dans les yeux et le cerveau. Une ambiance orageuse, langoureuse, sensuelle et féérique. Avec une bonne dose de “Blue Velvet” Spirit. Une quatrième dimension magnétique, intemporelle, romantique, énergique. Et électrique en diable ! Roy Orbison qui shake rattle’n’roll grave avec l’Elvis Presley fifties et Ricky Nelson. Comme lorsqu’on regarde les pochettes vinyles et l’intérieurs des livret CDs (toujours très soignés) de Chris en écoutant en boucle lesdits dixes.

Un univers qui prend sa source dans les années 1950 aux États-Unis. Mais qui, surtout, n’est en rien rétrograde, caricatural ou bloqué dans cette décennie par ailleurs guère idyllique socialement (comme le rappellent régulièrement dans leurs interviews Isaak ou Brian Setzer : la ségrégation, etc.).

Les dernières prestations parisiennes du Silvertone (le nom mi-officieux mi-officiel de son groupe depuis trois décennies) en chef, le 28 avril 2007 au Palais des Congrès et le 19 juin 2010 au Grand Rex (déjà), étaient de belles réussites. On pouvait néanmoins chipoter sur le fait qu’il y ait deux ou trois ballades un peu trop lentes. Cette fois, on échappe à ses fastidieuses ambiances à la Chet Baker. Eh oui, car sur les albums studio de Chris parus entre 1989 et 1996, il y a toujours au moins trois morceaux sidérants d’ennui et clairement marqués jazzy FIP (3). Ce soir, comme il s’agit de la tournée “Beyond The Sun”, c’est le rock et roll, musicalement parlant, qui est mis en avant quasiment tout au long du set.

Quand il chante ses ballades ensorcelées (“Wicked Game”) de toute son âme et de son mojo classieux, il est évident que notre crooner killer lippu mélancolique et sympacool fait chavirer le palpitant sensible des spectatrices.

Comme d’hab’, il fait l’entertainer d’Amérique en allant, à la fois à toute berzingue et tranquillos, le temps d’une chanson, d’un balcon à un autre. Micro à la main, en continuant à chanter, il salue les spectateurs, leur serre la main. Top bon esprit car cela permet aux personnes des deux balcons du Grand Rex de l'apercevoir de près quelques instants. Même si on voit parfaitement bien, total impecc’, la scène à quelque endroit où l’on se trouve.

Tout cela le temps d’une chanson, soit quatre à cinq minutes. En l’occurrence, ce soir, c’est sur “We’ve Got Tomorrow”, chanson extraite — tout comme “Best I Ever Had”, jouée aussi — de son meilleur album, “Mister Lucky” (2009) (4). Lors de son précédent concert au Grand Rex le 19 juin 2010, il avait joué de nombreux titres de “Mister Lucky” et c’était un régal. Cette fois, c’est le nouvel album “Beyond The Sun” (2011), qui est largement mis en avant (5).

Les pop songs “Somebody’s Crying” (avec le toujours très attendu solo slimwhitmanesque de clavier de Scotty), “San Francisco Days” et la rare “I’m Not Waiting” (cette dernière n’a pas été chantée au Palais des Congrès 2007 ni au Grand Rex 2010) sont un enchantement, un pur régal.

Au dernier balcon, les chansons où l’on voit le plus de lumières blanches en provenance de portables téléphoniques brandis par les spectateurs, ce sont“Wicked Game”, “Baby Did A Bad Bad Thing” puis“Blue Hotel”. “Baby…”, tout en furie The Shadows (“Apache” époque) millimétrée, alternée avec une basse faisant penser à l’intro doum-daum-doum-daum- gonzo de “C’est lundi” de Jessé Garon. Le tout mêlé à de brèves décharges de guitares électriques foudroyantes.

Dans les premiers couplets de l’hypnotique “Dancin’”, le son du clavier de la version lors de la refrain studio est remplacé par des sons de guitares. Puis peu à peu, toujours avec ces mêmes sons de six-cordes, Scotty glisse les fameuses notes qui font tout le charme de titre. À chaque écoute, ce soir en live comme sur disque, on a en tête les entêtantes et fascinantes images, ambiance plateau tévé sixties de l’Amérique ou de l’Angleterre, du vidéoclip chef-d’œuvre parfait tourné par Mary Lambert en 1984.

« On dit que la musique, les chansons, les disques qu’on écoute lorsqu’on est jeune, ça reste en nous et ça nous accompagne durant toute notre vie. Je suis dak’ avec ça. J’ai découvert le rock’n’roll avec Roy Orbison, Johnny Cash, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, etc. Ces gars-là m’ont donné envie d’être sur scène. Avec mon groupe, on a été en 2011 au Sun Studio, Memphis U.S.A., afin d’enregistrer quelques-uns de leurs classiques pour notre album “Beyond The Sun”. On va vous en jouer plusieurs, là, maintenant. »

Et donc, chose promise, chose due, énorme morceau du spectacle, franche réussite d’un bout à l’autre, Chris et son gang ultra soudé balance en rafale une impeccable série de standards : dans l’ordre, “Doin’ The Best I Can”(popularisé par un gars de Tupelo), “Ring Of Fire”(Johnny Cash), “Dixie Fried” (Carl Perkins), “Can’t Help Falling In Love”, “It’s Now Or Never”, “She’s Not You”(Elvis), “That Lucky Old Sun” (Ray Charles), “Live It Up” (hey, une compo enragée perso 2011 de Chris aux côtés de ces classiques, tant qu’à faire il a bien raison),“Miss Pearl” (le dénommé Jimmy Wages), “Great Balls Of Fire” (le dingo psychopathe Jerry Lee), “Oh, Pretty Woman” (Orbison Roy), “It’s A Big Wide Wonderfuld World”.

La perception de ces standards par Chris et son band, ce soir au Grand Rex comme lors de l'enregistrement au Sun Studio pour le revigorant double Compact Disc Laser “Beyond The Sun”, est à la hauteur des originaux. Et même supérieures aux versions d’Elvis en ce qui concerne “Can’t Help Falling In Love With You” et “It’s Now Or Never” car moins varièt’ lisse, plus émouvantes, chaloupées et aérées. Un genre d’Éric Morena, Chris à ce moment-là, mais en 100 % real rock crédible (6).

Quant à “Oh, Pretty Woman”, Chris en propose une fulgurante relecture (la façon dont il miaule en trois secondes son « waaaaowww » avec sa voix grave). Et la musicalité de sa voix, la cathédrale sonore que son groupe joue à ce moment-là : c’est le top, live comme studio. À la fois fidèle au big O’ et en y apportant sa fraîcheur perso.

Mister Isaak est accompagné par de très excellents musiciens qui le connaissent comme sa poche et avec qui la connivence est totale. Du coup, tout en étant pros, ils sont spontanément relaxs et heureux de jouer sur scène les uns aux côtés des autres. Et cela se sent. Ainsi, l’ombre deKenney Dale Johnson (batterie) est derrière celle de Chrisà chacun de ses concerts (et sur disque) depuis 1985. Tout comme la présence à leurs côtés, depuis vingt-sept ans, de Rowland Salley (basse).

Cela fait dix-huit ou dix-neuf ans que Hershel Yatovitz a repris avec superbe et panache le flambeau des guitares étincelantes et uniques de James Calvin Wilsey (c’était un peu le Vincent Palmer de Chris Isaak de 1984 à 1993, quelque part, le James). Petit nouveau depuis la tournée de 2010 (il était sur scène dans ce même Grand Rex lors du concert du 19 juin 2010), le percussionniste Rafael Padilla apporte ses bonnes vibrations latino-américaines professionnelles — mais en aucun cas dénuées de feeling. Et, aux claviers ainsi qu'à l'accordéon, Scotty Plunkett.

Bon titre studio de 2002, “Worked It Out Wrong” clôture en douceur et de manière idyllique ce concert de rêve. Cette ballade au refrain euphorique est jouée ici dans une toute nouvelle approche, façon Jordanaires (les choeurs, les costumes et la choré identiques de Rowland, Hershel etKenney) meets Fats Domino (les sons de piano de Scotty). Un beau salut en douceur au public.

« Thank you, we love you Paris! » avant un rock des plus terribles copié sur du Little Richard fifties (“Travelin’ Band” de Creedence Clearwater Revival) balancé dans la sono tandis que les lumières se rallument.

François Guibert
(23 octobre 2012)


(1) : « We really appreciate you support live music! Tonight is gonna be a rock’n’roll show! To play in front of a live audience, it’s not like real TV: we can see you and we give energy. »

(2) : Produit donc par le mercenaire John Shanks,“Always Got Tonight” (2002) contient six bonnes chansons : “Let Me Down Easy”, “Worked It Out Wrong”, “Counthouse”, “Life Will Go On”, “Somebody To Love” et le sympathique “One Day”. Les six autres étant moyennes voire très mauvaises, dont les fadaises“Cool Love” et “I See You Everywhere”. Mais tous les morceaux sont tirés vers le bas par un son country rock pop 90s RTL2 à la Alanis Morissette, Sheryl Crow, etc. Très loin d’être transcendant, “Always Got Tonight” est le premier disque où Chris s’affranchit de son réalisateur fétiche, Erik Jacobsen. Ce dernier avait pourtant auparavant fourni de l’excellent travail en tant que producteur artistique sur six ou sept albums de Chris.

(3) : comme lorsque Imelda May chante en concert et sur disque “Too Sad Too Cry” et “All For You” alors que par ailleurs, elle interprète le reste du temps de supers rocks endiablés.

(4) : avec “Chris Isaak” (1987), “Baja Sessions” (1995) et une dizaine de chansons de l’album “Forever Blue”(1996).

(5) : attention, concernant l’album “Beyond The Sun”, il faut impérativement et uniquement se procurer l’édition “Deluxe 2 CD Set”, parue de façon absurde en édition limitée justement. Et donc du coup, pas évidente à trouver plusieurs mois après sa sortie. Or, la version CD standard contient quatorze (superbes) reprises. Et si l’on ne possède que ce CD édition standard, il manque donc les onze autres relectures de standards fifties, figurant sur le CD bonus (celui du “Deluxe”). Une absurdité marketing de la part de la maison de disques de Chris Isaak. Certes, cette initiative est un cadeau fait aux fans qui se précipitent dans les magasins pour se procurer chaque nouvel album du Chris dès sa sortie. Mais elle laisse sur le carreau toutes les autres personnes, pas forcément au courant illico qu’un nouveau Chris Isaak est paru. (perso, édition “Deluxe 2 CD Set” achetée en import Fnac dès novembre 2011).

(6) : bureau des réclamations :
guibertfr@hotmail.com


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Set list du concert du 12 octobre 2012
(de 21h à 22h35) :

• “American Boy”
• “Pretty Girls Don’t Cry”
• “Blue Hotel”
• “We’ve Got Tomorrow”
• “I Want Your Love”
• “San Francisco Days”
• “I’m Not Waiting”
• “Somebody’s Crying”
• “Wicked Game”
• “Best I Ever Had”
• “Dancin’”
• “Notice The Ring”
• “Baby Did A Bad Bad Thing”
• “Doin’ The Best I Can”
• “Ring Of Fire”
• “Dixie Fried”
• “Can’t Help Falling In Love”
• “It’s Now Or Never”
• “She’s Not You”
• “That Lucky Old Sun”
• “Live It Up”
• “Miss Pearl”
• “Great Balls Of Fire”

— Rappel :
• Court extrait de l’instrumental
“Super Magic 2000”
• “Oh, Pretty Woman”
• “It’s A Big Wide Wonderful World”
• “Worked It Out Wrong”


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