ALAIN CHENNEVIERE 07/04/2012 L'Angora (Paris) : compte rendu

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ALAIN CHENNEVIERE 07/04/2012 L'Angora (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Jeu 29 Mar - 23:57



© Ci-dessus : Luc Quelin (19 janvier 2012, L'Angora)


Nouvelle page (mise en ligne hier)

avec un long compte rendu détaillé

« ALAIN CHENNEVIÈRE
& THE STEVENSONS

— Samedi 21 janvier 2012 au TRUSKEL CLUB (Paris 2e)

— Samedi 4 février 2012 au CANAL 93 (Bobigny)

— Vendredi 17 février 2012 à L’ANGORA (Paris 11e) »


sur ce lien :

http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-AND-THE-STEVENSONS-le-21-janvier-2012-au-TRUSKEL-CLUB--k1-Paris-k2-%2C-le-4-fevrier-2012-au-CANAL-93--k1-Bobigny-k2--et-le-17-fevrier-2012-a-L-h-ANGORA--k1-Paris-k2--.-.htm





Flashbacks entremêlants les moments de trois flamboyants concerts rock’n’roll country offerts par Alain Chennevière & The Stevensons aux spectateurs présents ces soirs-là, chaque fois en petit comité intimiste (ouvert à tous et à toutes).

Au Truskell : « Ce soir, on a une heure à passer avec vous. On nous a demandé de finir impérativement à 22h. D’habitude, je chante une chanson puis je parle pendant un quart d’heure, ensuite je rechante, etc. Là, on va enchaîner afin de jouer le plus de morceaux possible. Pourtant dans la vie, je ne parle jamais — mais là, on est sur scène. (en totale impro) “Je m’appelle Alain Chennevière / Et je ne suis pas né d’hier / Eux, ce sont les Stevensons / Et ce sont de belles personnes” Bienvenue ! »”


À Bobigny, Alain passera finalement en tête d’affiche, pour cause de logistique et d’installation du matériel. En effet, Laura Mayne se produit ce soir en acoustique. Elle jouera avec son groupe au complet en électrique dix jours plus tard au Bus Palladium. Ce soir, elle chante, assise, et s’auto-accompagne avec son orgue, soutenue par ses deux choristes, Luna Karys et Darshane. Elles sont depuis une vingtaine d'années des fans de Native, le duo que Laura formait dans les années 1990 avec sa soeur Chris.

La prestation de Bastien Lucas, qui ouvre la soirée, est toute en connivence feutrée avec le public. Celle de Laura Mayne sera méticuleuse, gorgée de vocaux soul féminins en français, subtils, impressionnants et très précis.

C’est la première fois depuis plus d’une décennie que Laura Mayne remonte sur scène pour un concert complet sous son nom. On sent en elle une grande émotion, tout comme parmi les spectateurs et spectatrices, tous très attentifs.





22h30, Alain et les Stevensons arrivent sur scène : « J’avais peur que vous soyiez tous partis après le set de Laura. C’était vraiment bien ce qu’on a vu au cours de la soirée. »

Pour se mettre direct et totalement dans l’ambiance, “En exil”, “D’une histoire à l’autre”, “L’homme qu’il te faut” et “La vieille dame rit” mettent direct dans l’ambiance country & western hillbilly, comme dans l’Amérique d’Elvis, Scottty & Bill 1956. Et cela durant tout le set, avec de nombreuses ambiances différentes, lentes, rythmées, recueillis, émouvantes, souvent tout cela mêlé à la fois. Y compris au sein d’une même chanson.

Le tout en français, avec de solides chansons originales (agrémentée ici et là d’une adaptation en française, telle “In The Ghetto” d’Elvis devenue “À Tupelo”).

Ces chansons originales sont complétées lors des rappels par des reprises variées de titres rock’n’roll ou country des années 1950/1960. Pour ces dernières, il s’agit souvent de pépites connues des spécialistes (“Put My Little Shoes Away”, etc.).

S’ils ne font pas du rockabilly au sens normal, strict habituel et premier du terme, Alain Chennevière & The Stevensons sont toutefois le groupe qui peut réimpulser en France la vibration rock’n’roll années 1950, mais pas que ce style. Et tout cela avec déjà presque quarante compositions originales.

Avec ses musiciens, sa force, ses chansons (fortes, qui font vibrer le coeur), sa conviction, sa voix, son charisme, son sens de la scène et des mélodies imparables, Alain peut amener le public, celui spécialisé tout comme celui dit populaire, familial, qui ne connaîtrait quasiment rien aux racines hillbilly r’n’r 40s 50s, à s’intéresser à cet univers rock’n’roll. Et de façon ouverte et ultra bon esprit.





Ci-dessous, quelques propos du Stevenson en chef, fidèlement retranscrits, prononcés soit au Truskel, soit à Bobigny ou encore à L’Angora, etc. Mister Chennevière improvisant toujours, d’une date à l’autre, dans la présentation des titres qu’il défend sur scène.

“La vieille dame rit” : « Je l’ai écrite il y a cinq ou six ans. Savoir où est cette vieille dame aujourd’hui (Alain, la mine interrogative, souriant, les sourcils soulevés)… Quant au petit chien, alors là… »


“Deux petits vieux” : « Encore une chanson autobiographique : je l’ai écrite en pensant à mes grands-parents paternels. Mes parents aujourd’hui sont plus âgés que ne l’étaient mes grands-parents au moment où je parle de ces derniers dans cette chanson. Du coup, quand je la chante, je pense à mon père et ma mère. D’autant qu’en ce moment, on est en train de vider et de déménager leur maison vers un nouvel endroit, plus petit… C’est très personnelle comme chanson. »

Le répertoire des Stevensons est truffé de hits idéaux, populaires et dignes. “Johnny se cache” est dans le peloton de tête. Est-ce une chanson sur l’Homme qui fera le show les 15, 16, 17 juin 2012 au Stade de France ? Un autoportrait d’Alain ? Comme il l’annonce en préambule, « on y voit, on y entend ce qu’on veut » (réponse 100 % perso et instinctive : les deux).

“Une décision” : « Celle-ci fait partie des chansons dont la musique a été composé par Hubert 06. Tiens, Hubert, c’est le moment que tu préfères, ton moment, celui où on se retrouve à deux. Pendant ce temps-là, Bako et Gilles vont aller en coulisse parler aux deux charmantes choristes de Laura – et là, Hubert a les boules (sourire d’Alain). Hubert m’a tanné il y a un an ou deux pour qu’on écrive des chansons ensemble. Et donc c’est grâce à lui si on est là ce soir. » À L’Angora, Alain la chante en duo avec Niki Demiller, comme ils l’avaient fait le 2 décembre 2011 au Plastic Bar.

“Au Louvre” : « Je m’étais rendu au Louvre dans le but de faire des dessins en m’inspirant des tableaux qui y sont exposés. Et en fait, j’ai écrit une chanson, celle-ci. »


« Y en a-t-il parmi vous ce soir qui viennent des Lilas ? »
Silence. Puis un « On est de Bobigny » sympatoche s’élève. « Bon, mais je peux pas changer le titre en mettant “A Bobigny” pusique ça ne rimerait pas. Voici “Aux Lilas”. Et je la dédicace spécialement pour Laura, bien sûr. »

À L’Angora : « Dimanche 19 février, comme je vais avoir… voyons, comment je vais dire ça, disons que dans 50 ans et deux jours, j’aurai… (rapide calcul mental dans la tête des spectateurs, Alain laisse planer volontairement le doute mathématique) Aussi, voici une une surprise pour vous comme pour moi. Je vais demander à Laura et à Luna Karys et Darshane, deux jeunes filles rencontrées récemment — et qui vont, ça c’est sûr, devenir de vraies ami —, de venir me rejoindre. On y va, ça va bien se passer les filles, ne vous inquiétez pas. » Et là, Alain interprète a cappella avec les trois mesdemoiselles “Le chat” de Pow Wow. Un tube qu’il n’a jamais chanté depuis le premier concert des Stevensons le 15 décembre 2010.

« Je vais demander à Laura et à Bastien Lucas de venir me rejoindre pour interpréter l’une de mes chansons qu’ils ont eu la gentillesse de répéter. Bastien, tu veux la guitare ? Oui ? Eh bien, c’est avec un grand plaisir que je te la prête. Ça s’appelle “À petit feu”. »


« Celle-là, vu son titre, on aurait dû arrêter de la chanter ce mois-ci puisqu’elle s’intitule “Novembre décembre janvier”. On pourrait rajouter “février” mais ça ferait trop long. » À L’Angora, sur les soubresauts hoquetants de la contrebasse et les sons trépidants de l’harmonica, Hugo Hooka Hey prononce à son rythme (et en rythme), différent de celui d’Alain, les mots du texte “Novembre décembre janvier”.

“Toujours debout”
: « Vu son titre, c’est peut-être l’une des dernières fois que je la chante (Alain faisant référence avec humour à son grand âge). Je la dédie à tous les cinquantenaires ou plus, présents dans la salle. En espérant qu’il n’y en a pas trop (sourire). »

“Stevenson” :
« Vous faites quoi pendant vos vacances ? Non parce que moi, je pars souvent en randonnée. Je marche seul… (soudain, tous les spectateurs ont en tête la sympathique ritournelle variété rock de Jean-Jacques Goldman de 1985) — non non, on a quand même le droit de dire “je marche seul” ou “ne me quitte pas” sans tout de suite, forcément, faire référence à… Un jour, on dira de la même façon “Novembre décembre janvier” — laissez-moi rêver… Bref, parfois, je pars avec ma fille Louise (présente au Truskell le 21 janvier). Cette fois-là, j’étais parti sur le chemin de Stevenson, qui s’étend du Monastier jusqu’à Saint-Jean-du Gard. J’étais avec une copine. Et on n’est pas revenu ensemble. 250 kilomètres quand il pleut puis qu’il fait chaud, la promiscuité, la soif, etc., ça exacerbe les tensions. »

En intro de “Puisque” : « Encore une histoire d’amour ratée (« Oooh », entend-on dans le public, qui compatit sincèrement). Attendez, c’est parce que je ne vous parle pas des histoires heureuses — il y en a eu. Mais les gens heureux, qu’est-ce que vous voulez, il n’y a rien à raconter, on ne peut pas en faire des chansons. Enfin, bon. » (sourire)

« Une chanson pour tous les papas — il y en a plusieurs ce soir sur scène — de petites filles, devenues de grandes filles. Je ne peux faire autrement que de la dédicacer à Louise et à sa maman. » Il s’agit de l’entraînant “Papa reste encore un peu” : « Depuis dix ans chaque soir / Que tu dors à la maison / Je te raconte des histoires / Je te chante des chansons / Tu t’endors, moi je baille / Parfois je m’endors aussi / Et dès qu’il faut que je m’en aille / Tu te réveilles et tu dis / “Oh papa reste encore un peu / Sinon je n’peux pas dormir / Si on n’est pas tous les deux / Oh le loup pourrait revenir” / Alors je reste encore un peu / Et tu me fais un sourire / Puis tu fermes les yeux / Et tu pousses un gros soupir / Il faut que je me prépare / Ça arrivera bientôt / De n’plus raconter d’histoires / Laisser le grand livre clos / (...) Et je pense à Boucle d’Or, aux “Trois brigands” et aux Géants ! Et alors je me rendors et tout redevient comme avant »

« Vous aimez Elvis ? (une grosse voix mâle au moins quinquagénaire : « Ouii !! ») Enfin, à part le monsieur (sourire d’Alain), vous aimez vraiment Elvis ? Il aurait eu 77 ans le 4 janvier 2012. C’est donc quelque part une chanson de circonstance. Mais il n’est pas mort. Il est avec Michael et Marilyn. J’ai adapté en français l’une de ses plus belles chansons, “In The Ghetto” devenue “À Tupelo”, en essayant de retracer sa vie. »

À L’Angora : Alain, champion de l’impro et de l’humour primesautier, bien senti. « Je vais me rapprocher de Hubert qui semble tout isolé. Il faut dire qu’on n’est pas habitué aux grandes scènes », dit-il en souriant, sur l’espace de six ou sept mètres de large. Et ils envoient “Baby Let’s Play House” avec au chant l’un des comparses d’Alain des années 1980 piano-bar à l’ex-Requin Chagrin, quartier de la Contrescarpe. L’enthousiasme vocal de son ami est là mais il n’y a pas photo : Alain la chante nettement mieux, avec beaucoup plus de précision rockabilly innée dans l’intention et le feeling.

Toujours fraternel, Alain invite dans la petite salle de L’Angora Niki Demiller et son groupe au complet à interpréter une chanson de leur propre répertoire, “Tout va bien je vais mal”. « J’ai été jeune, explique Alain, se souvenant à cet instant précis de son passé d’Alligators en Chef. Je sais ce que c’est que d’avoir besoin d’un coup de main à un moment. »

Il apportera le même soutien sincère quelques minutes après en conviant le très jeune Little Nico, du groupe Jamy & The Rockin' Trio, à venir jouer avec brio de la Gretsch orange lead sur un “Folsom Prison Blues” improvisé.





« Je vous présente Hubert 06. Il a aussi un autre projet blues très intéressant, qui s’appelle The Hub. A l’harmonica : Pascal “Bako” Mikaelian. Même s’il est très discret, le wouaaak’n’wôhôôl mèhène (Alain imitant, sur ces trois mots précités, de façon hyper marrante la voix grave du Johnny Hallyday interprétant le refrain de la version studio 1974 de “Rock’n’roll Man”) Gilles “Boom Boom” Tournon à la contrebasse ! Hier (3 février), il a joué dans un concert “French Rockabilly Scene” au New Morning. Je n’ai pas pu y aller mais ça devait dépoter. »

Puis Hubert déclare : « Et voici Alain Chennevière ! » (claps claps et hurrah hups du public).





Au Truskell, ultimes minutes : « Est-ce que quelqu’un peut me dire si on approche de 22h ? (« 21h55 », entend-on). Five minutes? Five minutes, five songs!, s’empresse coolement de dire Alain. Maintenant, fini de rigoler, voici une chanson qui fait peur » : le groupe joue le tubesque “Tous peur” (et ses paroles mystérieuses, aux mots percutants) puis “Déjà ce soir”. À la fin de ce morceau, Hubert sort un son appuyé de guitare d’une vingtaine de secondes, tout en se mettant à genoux soudainement sur l’estrade. Blues guitar hero coolos attitude ! « Ah ! Ça, c’était pas prévu, reprend Alain en souriant. Je vais demander à un ami dans le public s’il est partant pour interpréter en duo “Put My Little Shoes Away”. »« Oui ! », répond une personne qui grimpe sur l’estrade. Alain lui prête sa guitare.« Voici Peter Kröner ! »

Et c’est parti pour une version Peter/Alain et les Stevensons, totalement improvisée, non répétée, de ce morceau popularisé par les Everly Brothers. Cela cafouille gentiment, l’ensemble est un peu hésitant. Ce qui prime à ce moment-là, c’est le bon état d’esprit fraternel. La version de “Put My…” par Alain vocalement en solo est tout de même nettement mieux, plus ralentie, mettant ainsi le texte en valeur. Du coup, elle est alors beaucoup plus émouvante. « Merci à tous d’avoir été là, merci d’être venus. »

Le 4 février à Bobigny : « Est-ce que Laura est encore dans les parages ? (Laura surgit des coulisses) Ah ! On va interpréter une chanson que l’on fait régulièrement iensemble depuis plusieurs années. » Il s’agit de “You've Got A Friend”. Comme toutes les fois où ils l’ont interprété en fin de set à L’Affiche Comédie Bar en 2011, Laura chante seule de toute sa soul les couplets et les refrains, tout en jouant du piano. Tandis qu’aux choeurs sur le refrain, de sa voix grave, Alain l’accompagne.

Puis après cette interprétation : « J’ai envie que lorsque vous quittiez la salle, vous pensiez “c’était vraiment bien” et que vous demandiez à ce qu’on refasse ici un concert dans quelques mois, au Canal 93. Parce qu’on s’y sent trop bien. Un grand merci à toute l’équipe pour son très agréable accueil. »

François Guibert

(28 mars 2012)





© Ci-dessus : Luc Quelin (19 janvier 2012, L'Angora)


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— Set list au TRUSKELL (Paris 2e) le samedi 21 janvier 2012, de 21h à 22h10 :

• “En exil”

• “D’une histoire à l’autre”

• “La vieille dame rit”

• “L’homme qu’il te faut”

• “Deux petits vieux”

• “Johnny se cache”

• “À petit feu”

• “Novembre décembre janvier”

• “Toujours debout”

• “Une décision”

• “Au Louvre”

• “Aux Lilas”

• “À Tupelo”

• “Puisque”

• “Stevenson”

• “Papa reste encore un peu”

• “Tous peur”

• “Déjà ce soir”

• “Put My Little Shoes Away” (100 % imprévu improvisé, en duo chant avec Peter Kröner)

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— Set list au CANAL 93 (Bobigny) le samedi 4 février 2012, de 22h30 à 23h30 en tête d’affiche :

• “En exil”

• “L’homme qu’il te faut”

• “La vieille dame rit”

• “D’une histoire à l’autre”

• “Deux petits vieux”

• “Une décision”

• “Aux Lilas”

• “Johnny se cache”

• “À petit feu”

• “Novembre décembre janvier”

• “Stevenson”

• “Puisque”

• “Papa reste encore un peu”

• “You've Got A Friend” (en duo a cappella avec Laura Mayne, également au piano)

• “Tous peur”

••••••••••••••••••••

— Set list à L’ANGORA (Paris 11e) le vendredi 17 février 2012, de 22h30 à minuit :

• “En exil”

• “D’une histoire à l’autre”

• “La vieille dame rit”

• “L’homme qu’il te faut”

• “Deux petits vieux”

• “Johnny se cache”

• “À petit feu” (avec Laura Mayne au piano et Bastien Lucas à la guitare)

• “Toujours debout”

• “Novembre décembre janvier” (avec Hugo Parrish du groupe Hooka Hey en duo chant)

• “Au Louvre”

• “Une décision” (avec Niki Demiller en duo chant)

• “Aux Lilas”

• “Le chat”, reprise de Pow Wow (a cappella avec Laura Mayne ainsi que ses choristes Luna Karys et Darshane)

• “ À Tupelo”

• “Folsom Prison Blues” (avec Little Nico, du groupe Jamy & The Rockin’ Trio)

• “Puisque”

• “Tout va bien, je vais mal” (par Niki Demiller et son groupe au complet, en version acoustique
« c’est la première fois qu’on joue en acoustique », précise Copain Niki)

• “Tous peur”

• “Run On” (a cappella, tout seul)




ALAIN CHENNEVIÈRE & THE STEVENSONS

seront en concert :

— le samedi 31 mars 2012 à 20h au CORNEMUSE à ARLEUF (58 ).

— le vendredi 6 juillet 2012,
dans l'après-midi,
au festival “ROCK SUR MARNE” à ST-MAUR-DES-FOSSÉS (94). Entrée libre.






• ALAIN CHENNEVIÈRE sera en concert acoustique,

accompagné en formule duo par HUBERT 06,

les samedis 7 avril 2012 et 5 mai 2012 à 21h

(venez dès 20h30)

à L'ANGORA (3 bd Richard Lenoir) à PARIS 11e (métro : Bastille).
Entrée : 8 €.


Dernière édition par GUIBERT FRANCOIS le Dim 29 Avr - 19:09, édité 1 fois

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Re: ALAIN CHENNEVIERE 07/04/2012 L'Angora (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Dim 29 Avr - 19:08



1°) • ALAIN CHENNEVIÈRE & THE STEVENSONS

seront en concert

le samedi 5 mai 2012 à 20h30

à L'ANGORA

(3 bd Richard Lenoir)

à PARIS 11e.
Entrée : 8 €.


••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••




© Fred Martin
(7 avril 2012)


2°) Nouvelle page spéciale

« ALAIN CHENNEVIERE & THE STEVENSONS

le samedi 7 avril 2012

à L'ANGORA (Paris) :

compte rendu »


sur ce lien :
http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-%26-THE-STEVENSONS-le-7-avril-2012-a-L-h-ANGORA--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





ALAIN CHENNEVIERE & THE STEVENSONS

Samedi 7 avril 2012

à L’ANGORA (Paris 11e) :


« Vous avez de la chance,
ambiance direct Alain Chennevière avant “En exil”. Car ce soir, on va vous jouer des chansons que vous connaissez mais aussi des nouvelles, que vous n’avez jamais entendues – sauf les petits sournois (s'adressant alors à un dingofan qui a écouté les vingt-cinq dernières minutes de balance, en loucedé dans l'escalier menant à la salle de concerts, ND FG) — tu le notes, hein, ça dans ton ordinateur Smile »

De 21h35 à 23h35, c’est une nouvelle prestation exceptionnelle et forte en émotions que délivre par Alain Chennevière. Comme à chacun de ses concerts, accompagné ce soir par Hubert 06 (guitare) et Gilles “Boom Boom” Tournon (contrebasse), cet homme se donne sans compter, comme s’il était à l’Olympia, au Zénith ou à Bercy. Il met tout son coeur, vocalement (dans son feeling, son timbre et ses intentions) ainsi que dans sa gestuelle et sa spontanéité.

Avec le même plaisir, du côté du groupe comme des fidèles dans le public, Alain interprète les “anciennes” (entre guillemets, c’est-à-dire celles présentées au public depuis décembre 2010 ou bien plus tard, courant 2011) chansons :

• “En exil”

• “D’une histoire à l’autre”

• “La vieille dame rit”

• “L’homme qu’il te faut”

• “Deux petits vieux”
(« C’est sans doute la chanson la plus mélancolique de mon répertoire, ce qui n’est pas peu dire »)

• “Johnny se cache”

• “A petit feu”
(« Un titre qui deviendra un futur classique des Stevensons, malgré ce qu’en pense François.
(s’adressant audit François) Ah ben, hein, tu “chattes”, tu “chattes”... Ca y est ? Tu t’y es fait à ce titre ?” – Oui Laughing )

• “Novembre décembre janvier”

• “Une décision”

• “Aux Lilas”
(« celle-là, même s’il n’est pas là, on la dédie à Bako car il habite aux Lilas »)

• “A Tupelo”

• “Stevenson”

• “Tous peur”
(« Ca fout les chocottes, hein ! Les trois pipelettes (au 3e rang), là elles ne disent plus rien. Le Doc (au 1er rang, solide gaillard quinquagénaire), lui, est un roc au premier rang – en fait, ça fait une heure qu’il dort », dixit Alain, sur son facétieux ton chennevièresque, en connivence avec les personnes qu'il interpelle)

« Il y a une chanson qui vous ferait plaisir ? »
– “Au Louvre”, dit une spectatrice.
« Ah, t’as raison, Jenny, on ne l’a pas faite celle-là. »

• “Papa reste encore un peu”.

« Au départ, ce devait être en acoustique, précise Alain. Puis Hubert a un peu électrifié son instrument. Gilles était disponible finalement, il n’avait rien à faire d’autre ce soir. D’ici à ce que Bako se pointe avec son harmonica, il n’y a pas loin. Ce que vous entendez ce soir, ce sont les versions quasiment telles qu’elles ont été créées. Souvent, quand on les crée, on est juste Hubert et moi, il n’y a pas Bako ni Gilles. »

A la fin de “L’homme qu’il te faut”, sur la musique ad lib de ce titre, Alain reprend de façon improvisée le premier couplet et le refrain de “In The Midnight Hour” de Wilson Pickett (existe aussi en version française par Johnny Hallyday, “Jusqu’à minuit”). En moins de deux secondes, Alain passe du rock et roll au rythme et au blues avec l’aisance vocale d’un preacher gospel man.

Quatre nouvelles chansons inédites sont créées sur scène ce soir. Du nom d’un des membres fondateurs (en 1934) du Golden Gate Quartet, décédé en 1998, “Orlandus Wilson” est l’une de celles-ci. Il y glisse des clins d’oeil aux morceaux “Joshua Fit The Battle” et “Swing Down Sweet Chariot” (entre autres). Alain y parle de sa propre jeunesse, de sa Normandie natale et donc du Golden Gate Quartet qui « ne passait pas souvent » dans cette région. Il évoque aussi le fait que depuis qu’il est monté au ciel, Orlandus Wilson doit sans aucun doute chanter encore et toujours avec ses nombreux copains qui l’attendaient justement pour cela.

« Qui se souvient du Love Burger de la place de Clichy ? C’était dans les années 80, en face du cinéma Pathé Wepler, à l’endroit de ce qui est désormais un Bistro Romain. C’était ouvert toute la nuit, toute la faune s’y retrouvait. Il y avait des écrans télés en haut des murs qui diffusaient MTV. » C’est ainsi que dans le tout nouveau titre “Love Burger”, Alain parle par exemple dans le texte et avec respect de « créatures indéfinies » qui venaient chercher « un peu de chaleur et d’ennui ». De son ami pianiste « Jacky (Guérard) et sa Mercedes », de « cheveux peroxydés ». Des musiques synthétiques qui servaient de bandes sonores aux clips de MTV, et d’un gros coeur d’une fille. Une tranche de vie nocturne undergroud de la jeunesse rocky parisienne et banlieusarde des early eigthies, retracée en chanson de façon fantastique.

« Une folk song et un titre que tout le monde a repris sauf moi. Vous connaissez Kris Kristofferson ? Vous l’avez forcément vu au cinéma. Il a écrit aussi plein de chansons, par exemple “Me And Bobby McGee”. Rien que ça, déjà. Et celle-ci, qui est sans doute la plus jolie chanson qui soit lorsque ça concerne un homme et une femme qui ne s’aiment plus mais qui, malgré tout, s’aiment encore. Ca s’appelle “For The Good Times”. » Et là, guitare acoustique, lunettes noires (de vue), Alain livre avec brio et l’accent anglophone toujours impecc’ sa version de ce titre jadis interprété notamment par Elvis Presley. Aussitôt après, il nous traduit en français les vers de cette chanson.

En hommage à Gérard Rinaldi (décédé le 2 mars 2012), juste pour ce soir, il improvise a cappella et en intégralité l’improbable “Y’ a plus vodka” des Les Charlots. « Ca, je ne le ferai pas à l’Olympia, dit-il ensuite avec humour. Parmi mes premiers 45 tours achetés, il y avait ceux des Charlots dont celle-ci, où il prenait un accent à la Ivan Rebroff. La prochaine fois, je chanterai celle où il imite Jacques Dutronc. »

Au premier rappel, Alain chante “Run On” sans micro et au milieu des spectateurs. Il s’agit d’un gospel qu’Elvis chantait à l’église dans sa jeunesse (et qui ouvre l’album “Regagner les plaines” de Pow Wow, paru en 1992).

« Tiens, Hubert, comme c’est bientôt ton anniversaire le 16 avril, et que tu me tannes pour qu’on la fasse, allez on fait “On s’efface” »
: une ballade très poignante sur le fait qu’on est tous des mortels et que, dans la vie, « quoi qu’on fasse, on s’efface ».

« Un petit Johnny Cash pour finir : “Give My Love To Rose”. »
Avec Hubert aux choeurs sur le refrain, Alain interprète régulièrement lors de ses concerts ce titre de l’Homme américain en Noir.

« Pour Pascal (une personne présente dans le public), que je n’ai pas vu depuis longtemps » : Alain et encore plus Hubert et Gilou improvisent totalement mais de façon impeccable un terrible medley en français de titres des Chaussettes Noires : “Dactylo rock”, “Eddie sois bon”, “Je t’aime trop”, “Fou d’elle”. Alain fait là un énorme clin d’oeil d’une petite dizaine de minutes aux Alligators, groupe rockab’ de sa jeunesse. Ils avaient proposé des versions studio épatantes, avec un feeling beaucoup plus voyou et sauvage que Les Chaussettes Noires, jusque dans les hoquettements. Et ce soir, Alain dégage le même mood vocal déhanché et roulé-boulé que sur les enregistrements des Alligators, l’expérience en plus. Quel pied !

François Guibert

(28 avril 2012)

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