STEVENSON 23/11/11 Trois Baudets (Paris) : compte rendu

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STEVENSON 23/11/11 Trois Baudets (Paris) : compte rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Mar 1 Nov - 1:13




ALAIN CHENNEVIÈRE
& THE STEVENSONS

seront en concert

en co-plateau avec YSÉ


le mercredi 23 novembre 2011
à 20h30
aux TROIS BAUDETS

(64 bd de Clichy)
à PARIS 18e.

Places (12 et 15 €)
en vente ici
(rubrique “Billetterie”) :
http://www.lestroisbaudets.com/



Compte rendu détaillé
des concerts

d'ALAIN CHENNEVIERE
& THE STEVENSONS


le 30 septembre 2011
à L'AFFICHE COMEDIE BAR (Paris)
et le 7 octobre 2011
au MELTING POTES
aux LILAS (93)

en ligne sur ce lien :
http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-le-30-septembre-2011-a-L-h-AFFICHE-COMEDIE-BAR--k1-Paris-k2--et-le-7-octobre-2011-au-MELTING-POTES-aux-LILAS--k1-93-k2--.-.htm



ALAIN CHENNEVIERE
& THE STEVENSONS

Vendredi 30 septembre 2011
à L’AFFICHE COMEDIE BAR
(Paris)

Et vendredi 7 octobre 2011
au MELTING POTES aux LILAS (93) :


Après l’excellent concert de rentrée le 17 septembre au Belvédère à Champigny-sur-Marne (lire compte rendu sur ce lien : http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-le-17-septembre-2011-au-BELVEDERE-a-Champigny_sur_Marne--k1-94-k2--.-.htm), Alain Chennevière & The Stevensons reviennent à Paris intra-muros le 30 septembre à L’Affiche Comédie Bar. Cette petite salle top bon esprit, sans chichi, avec une petite équipe accueillante (deux, trois personnes), est devenue au fil des mois l’une de leur salle fétiche. Hélas, comme l’apprendra Alain sur scène au public, les Stevensons sont ce soir, les derniers à s’y produire. “Une sombre histoire de mallettes, de femmes de diplomates africains qui ont révélé des secrets confidentiels”, plaisante Alain, pour atténuer avec humour le fait qu’il n’y aura plus de concerts dans ce lieu où ils se sont produits à huit reprises, depuis février 2011.

La salle est comble, plein de monde, assis, debout, des habitués (entre autres, Jean-William Thoury, Laura Mayne, Fred Martin, Niki Demiller venu ce soir avec quelques-uns de ses musiciens), des nouveaux venus, tous conquis dès le début ou au fil du set par les chansons imparables et puissantes du groupe.

Ce soir, après environ sept dates sans lui (car jouant dans plusieurs formations) hormis celle du 25 juin dans cette même Affiche Comédie Bar, c’est aussi le grand retour de l’harmoniciste Pascal “Bako” Mikaelian. Son harmonica insuffle un souffle supplémentaire de blues’n’roll au répertoire. Les soirs de concerts où Bako ne peut être présent, le violoniste Alexis met alors en avant le son de son instrument, notamment sur les passages (intro et/ou pont musical, selon les chansons) où Bako intervient d’habitude. En formule quatuor, le son se fait plus chansons cajun folk’n’roll rocky.

Les musiciens sont toujours dotés d’un feeling monstre, spontané, inné. Hubert 06 (guitares électroacoustiques ciselées entre influences blues et rockabilly 50s, choeurs), Gilles “Boom Boom” Thournon (contrebassiste au doigté r’n’r hors pair) et Alexis Routhiau (violon entre influences irlandaises, rock indé français et donc zydeco cajun style) servent et accompagnent à merveille Alain Chennevière dans l’interprétation de ses compositions.

Homme de scène depuis plus de trois décennies (1), mister Chennevière sait captiver le public, le faire rire, sourire, amener de l’émotion quand la chanson à venir le nécessite. Le tout de manière naturelle.

Tout tourne et coule de source, avec entrain, concentration et bonne humeur : “En exil”, “L’homme qu’il te faut”, “D’une histoire à l’autre”, “La vieille dame rit”, “Deux petits vieux”, “Déjà ce soir”, “Johnny se cache”, “Au Louvre”, “A petit feu”, “Novembre décembre janvier”, “Toujours debout”, “Tous peur”, “Cathy de Chaligny” (“une petite valse”, comme la présente le Stevensons en chef), “Les serveuses de bars”, “Aux Lilas”, “Une décision”, “A Tupelo”, “Les filles qui passent”, "Stevenson", “J’attends un message”, “Papa reste encore un peu” (entre autres) forment l’essentiel du set “officiel” – un terme utilisé par Alain lorsqu’arrive le moment du rappel et qu’au débotté, de façon impromptue, il décide sur le moment de faire telle reprise 50s, qu’elle soit plutôt country, vocal, doo wop ou rockabilly.

Tout comme pour quelques autres titres, Alain chante “Johnny se cache” dans un esprit très rock’n’roll sauvage 50s, entre intonations et hoquetements terribles façon “Baby Let’s Play House” par le trio Elvis Scotty Bill 1956. La Bande des Cinq manie désormais parfaitement, avec aisance, ce morceau présenté sur scène pour la première fois le 17 mai dans ce même lieu.

Ecrite et composée fin juillet et en août (cf. les vers “Le jour où Amy est partie, mon amie a pris son parti”), “Une décision”, jouée en duo guitare électroacoustique & voix avec Hubert 06 (ce dernier en a composé la musique), émeut à chaque fois toutes les personnes de l’assistance. A la fin de la chanson, signe de l’attention extrême portée aux paroles narrant une rupture récente, on entend un ou deux “bravos” prononcés doucement, en plus des applaudissements.

Présent dans la salle, Huguo Parrish, leader du groupe parisien Hooka Hey, vient interpréter en duo avec Alain
(à la demande de ce dernier) deux titres : “A petit feu” et “Novembre décembre janvier”. Lors du deuxième set, il viendra d’ailleurs faire une seconde fois ce titre en tant que chanteur solo, avec plus d’assurance et cette fois sans lire les paroles qu’il tient à la main sur un papier, avec Alain aux choeurs.

Le vendredi suivant, retour dans le total sympathique “honky tonk” (comme l’a écrit Alain Chennevière sur internet) Melting Potes, aux Lilas (93), ville-fief de Bako et de l’héroïne de la chanson “Aux Lilas”. Dans ces 30 mètres carrés (à tout casser) chaleureux, les Stevensons avaient donné leur deuxième, brillant et chaud concert (17 décembre 2010).

L’ambiance est positivement survoltée, énergique, de par la configuration et le côté coolement exigu du lieu. On retrouve Alain, Hubert, Alexis, Gilles et Bako pile poil comme il y a dix mois, ayant toujours cette même heureuse gnak de jouer et de chanter.

Le répertoire des deux sets (de 21h20 à 22h puis de 22h15 à 23h) est sensiblement le même que celui du 30 septembre à L’Affiche Comédie Bar, quoiqu’un poil raccourci, notamment au niveau du rappel (en raison du couvre-feu, le concert devant impérativement se terminer à 23h). Pas de “J’attends un message” ce soir (ni de “Fantôme de cimetière” comme c’est le cas depuis fin juin à chaque date).

Guitariste du groupe Hooka Hey, Hugues Chauvin (2) rejoint le groupe le temps d’un “Give My Love To Rose” (Johnny Cash) après qu’Alain lui dise dans le micro : “Tiens, ça te dirait Hugues de prendre la guitare sur ce titre ? En plus, ça m’arrange, comme je ne suis pas très bon guitariste (sourire).”

“Tous peur” est l'un des nouveaux morceaux, créé en juin à L’Affiche Comédie Bar, qui parle des peurs qu’éprouvait Alain lorsqu’il était enfant. Et qu’il a, d'une certaine façon, de nouveau ressenti adulte lors d'un de ses longs périples à pied, sac sur le dos, qu'il fait régulièrement lors de ses vacances. Il l’avait narré un autre soir ainsi pour présenter ce titre : "Ca se passait le jour où j'arrivais dans le Gévaudan, de sinistre mémoire. C'est au petit matin, seul, à la sortie d'un village désert,
que j'ai vu venir vers moi ce grand chien noir, à travers les hautes herbes, qui me paraissait l'incarnation de la célèbre Bête ! Sur le coup, vu le contexte, je me suis quand même posé quelques questions. Mais au final, tranquillement, cet animal m'a croisé sans même me jeter un regard, me laissant soulagé."

Voici, de mémoire, quelques extraits de paroles de "Tous peur" : ‎"J'ai au fond de mon coeur / Des histoires qui font peur / Contes à dormir debout / Pleins de grands méchants loups / (...) A chacun son Horla / sa bête du Gévaudan / J'ai ma part, croyez-moi / Même si je fais semblant / Vous ne l'avouez pas mais vous avez tous peur / (...) Je n'ai pas peur de l'Autre / Celui qui vient d'ailleurs (...)” Avec ce soir deux dédicaces sympacools et spécifiques, chantées : “Oui François, tu as peur / Oui Laura tu as peur / Oui vous avez tous peur"

Il interprète aussi a cappella “Run On” (que l’on retrouve en ouverture de “Regagner les plaines”, le premier album à succès de Pow Wow paru en 1992), “un titre que chantait Elvis” dans sa jeunesse lorsqu’il faisait des gospels, comme le précise Alain.

Après le Petit Journal Montparnasse le 25 octobre en première partie d’Erik Sitbon & The Ghost Band, Alain Chennevière & The Stevensons se produiront sur leur première grande scène parisienne : ce sera le mercredi 23 novembre à 20h aux Trois Baudets (co-plateau avec la chanteuse Ysé). Soyez présents à ce rendez-vous.

François Guibert

(30 octobre 2011)


(1) : dans le désordre, créateur-meneur-chanteur des Alligators puis de Pow Wow, invité dans de nombreux concerts rockab’ ; de 1984 à 1990, nombreuses dates en formule piano bar avec notamment le pianiste Jacky Guérard au bar Le Requin Chagrin (un café de la Contrescarpe, à Paris, “devenu depuis un bar à bière”, comme le rappelle Alain) ; des petits lieux à l’Olympia et vice-versa en passant par le Casino de Paris.

(2) : à ne pas confondre avec Hugo Parrish, présent le 30 septembre, chanteur-guitariste du même groupe Hooka Hey.




Photos ci-dessus prises
le 25 octobre 2011
au Petit Journal Montparnasse
par Anthony Soimie

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