ALAIN CHENNEVIERE 17/09/2011 Champigny : compte-rendu

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ALAIN CHENNEVIERE 17/09/2011 Champigny : compte-rendu

Message  GUIBERT FRANCOIS le Dim 18 Sep - 21:50



Compte rendu du concert
d'ALAIN CHENNEVIERE & THE STEVENSONS

le samedi 17 septembre 2011
au BELVEDERE à CHAMPIGNY-SUR-MARNE (94)



en ligne sur ce lien :

http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-le-17-septembre-2011-au-BELVEDERE-a-Champigny_sur_Marne--k1-94-k2--.-.htm







ALAIN CHENNEVIERE
& THE STEVENSONS

Samedi 17 septembre 2011
au BELVEDERE
à Champigny-sur-Marne (94) :


Deux heures trente de musique live pour le concert de rentrée d’Alain Chennevière & The Stevensons, de 16h20 à 19h20 (avec deux pauses d’environ vingt minutes). Hubert 06 (guitare, choeurs, plus ukulélé sur “J’attends un message”), Alexis “Fiddle Gastro” Routhiau (violoncelle) et Gilles “Boom Boom” Tournon (contrebasse) accompagnent à merveille et avec brio notre Homme en Noir positif et charismatique.

A nouveau un fabuleux moment de rock’n’roll, country et chanson. Quasiment chaque personne présente dans ce petit lieu bucolique et charmant d’une trentaine de mètres carrés profite plein pot, avec délice, de ces morceaux imparables et mélodiques.

Il semble impossible de se lasser des concerts des Stevensons. En effet, ils sont les seuls en France en activité
à proposer ce genre de chansons en français, entre rock’n’roll, country. Avec un aspect pop mélodique, susceptible de faire chavirer l’âme et le coeur de quiconque a l’occasion d’écouter ce groupe en live.

En dépit du matériel rustique et sommaire de sonorisation, le son et l’acoustique sont très bons : simples, clairs, vivants.

“Vous êtes un public qui a une qualité d’écoute appréciable, encore plus pour un samedi après-midi”, déclare sincèrement et spontanément Alain après “La vielle dame rit”. L'ex-Pow Wow & Alligators en chef est aguerri à toutes sortes de situations scéniques, des endroits les plus roots et improbables à l’Olympia ou au Casino de Paris. Il parle donc en connaissance de cause.

D’ailleurs, Alain semble tellement inspiré par l’écoute des spectateurs, en plus des souvenirs que dégagent ses textes, qu’il a les larmes aux yeux pendant plusieurs secondes à la fin de deux ou trois chansons. Par exemple après “Toujours debout” (qui raconte sa vie d’homme de scène, de ses 12 ans à aujourd’hui) et “Deux petits vieux” (en hommage à ses grands-parents paternels).

Et lorsqu'entre des chansons, certains spectateurs interviennent, croyant certes bien faire, pour dire des propos un peu hors sujet (mais en fait gentiment lourdingues et 100 % private jokes), notre showman ambianceur a du répondant sympathique, du tac-au-tac bon esprit.

Au programme de ces deux sets réjouissants (rappel non inclus) : “En exil”, “L’homme qu’il te faut”, “D’une histoire à l’autre”, “La vieille dame rit”, “Deux petits vieux”, “Déjà ce soir”, “Toujours debout”, “Au Louvre”, "L'heure où Cathy téléphone", “Les filles qui passent”, “Wounded Knee”, “Aux Lilas”, "Cathy de Chaligny", “Les serveuses de bars”, “Tous peur”, “Johnny se cache”, “Novembre décembre janvier”, “J’attends un message”, "Papa reste encore un peu".

“C’est lorsque je suis malheureux, pas bien, que j’ai l’inspiration, désamorce avec élégance mister Chennevière. Et justement, cet été, j’ai écrit une nouvelle chanson : “Sa décision”." Cette ballade très émouvante, dont on découvre le texte vers par vers au moment où il la chante, narre une rupture amoureuse. Bien qu'écrit plus qu'à l'évidence dans de sacrés moments de déprime entre fin juillet et août 2011, ce texte raffiné n’oublie pas des sourires humoristiques (via par exemple l’utilisation de mots opposés comme “le comique/le tragique de situation” ou les mots “elle a fait de moi le pigeon”, “c'est sans aucune prétention”).

Dans ce genre de titres, encore plus que les autres, Alain se livre pleinement, de façon impressionnante.

Pendant l’intro zébulonesque du tubesque zydeco cajun “Papa reste encore un peu” (écrit pour sa fille Louise et dédicacé à "tous les papas de petites filles - même quand c'est devenue une grande fille, ça reste une petite fille pour les papas"), Alain improvise une mini reprise de quelques vers de “I Saw The Light” et “Jambalaya” (Hank Williams).

Lors du rappel, Alain fait monter sur scène Dan Inger, chanteur résidant à Champigny et qui a deux albums à son actif, pour un duo rock’n’roll. Dan choisit “Blue Suede Shoes”. Le groupe opte pour une version à la cool, façon Carl Perkins, plutôt que celle survitaminée d’Elvis Presley. “J’hallucine (“Rooh, tu vas pas recommencer”, lui dit Alain pour rire) : j’écoutais ses disques des Alligators quand j’étais plus jeune, et là je me retrouve sur scène avec lui, qui me demande de faire un duo. Incroyable !”, s’extasie mister Dan, ravi de ce tandem surprise.

Sans doute à son attention, Alain décide de jouer “Blue Letter”, la version-composition originale (en anglais) de la chanson “Du blues dans le rock’n’roll” des Alligators. Un titre qu’il n’a jamais joué depuis le premier concert Stevensons en décembre 2010.

Durant ce rappel, ils joueront aussi une intense version de “Devenir Cheyenne”, dans un esprit Johnny Cash sombre et sobre. Egalement au programme imprévu : le prenant “Put My Little Shoes Away” (popularisé par les Everly Brothers, d’ailleurs Alain prend sur ce titre une voix façon Don & Phil), un “Jambalaya” 40s 50s terrible et cette fois en version intégrale. “En exil” et “Novembre décembre janvier” (leur “Baby Let’s Play House” aux soubresauts de contrebasse) sont, quant à eux, rejoués une seconde fois.

“Merci, à la prochaine. On vous donne rendez-vous le vendredi 30 septembre 2011 à L’Affiche Comédie Bar (Paris) à 20h30. On veut tous vous voir là-bas”, a clôturé Alain heureux.

François Guibert

(18 septembre 2011, 17h)


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